PRÉVERT(Jacques)

Jacques Prévert

Mémoire d'encres - Documents signés par Jacques PRÉVERT (1900-1977), poète et scénariste

Poète et scénariste, Jacques Prévert naît en 1900 à Neuilly-sur-Seine et meurt en 1977 à Omonville-la-Petite. Il est l’un des poètes français les plus populaires et les plus enseignés dans les écoles, à travers ses poésies, telles Le Cancre, Cortège, ou encore Barbara. Il a fréquenté un temps le groupe des surréalistes mais est plus volontiers rattaché au courant libertaire. Son recueil de poèmes, le plus connu est Paroles.

À l’âge de 15 ans, avec son certificat d’études primaires en poche, il abandonne ses études et multiplie les petits emplois comme au magasin parisien Le Bon Marché.

En 1920, il part faire son service militaire à St-Nicolas-de-Port avant d’être affecté à Constantinople (future Istanbul), où il rencontre l’éditeur et traducteur Marcel Duhamel, qui va lui permettre d‘intégrer les cercles littéraires en vogue.

En 1922, Jacques Prévert s’installe à Paris et vit de petits métiers, fréquente la Maison des amis des livres tenue par Adrienne Monnier, où il côtoie André Breton et Louis Aragon.

En 1924, il s’installe chez Marcel Duhamel, au 54 rue du Château à Montparnasse, adresse qui devient bien vite le point de rencontre des figures du symbolisme et du surréalisme, dont Raymond Queneau. De caractère indépendant, Prévert ne tient pas à se laisser encarter par un parti ou un groupe ; il quitte la rue du Château et s’installe Butte Montmartre.

En 1928, il compose son premier poème, Les Animaux ont des ennuis et plusieurs de ses poèmes vont paraître l’année suivante dans des revues. Il fait alors la rencontre de Pierre Batcheff, qui est a la recherche d’un scénariste pour son premier film.

En 1930, il décide de rompre avec le groupe des surréalistes, à la fois par esprit d’indépendance et en raison de sa relation conflictuelle avec André Breton ; il s’oriente alors vers l’écriture et publie l’année suivante Tentative de description d’un dîner de têtes à Paris-France, qui le fait connaître dans les milieux littéraires.

En 1932, sur le tournage de Ciboulette, il fait la rencontre du peintre et décorateur de cinéma Alexandre Trauner avec qui il entretiendra une amitié durable.

Jacques Prévert s’oriente alors vers l’écriture de scénarios pour le cinéma. Il écrira le scénario et/ou les dialogues de films aussi emblématiques que ceux de son ami Marcel Carné, devenus des classiques du cinéma français : Drôle de Drame (1937), Le Quai des Brumes (1938), Le Jour se lève (1939), Les Visiteurs du Soir (1942), Les Enfants du Paradis (1945), Les Portes de la Nuit, ou Le Crime de Monsieur Lange (1936) de Jean Renoir, rencontré avec le groupe Octobre, Remorques (1941) de Jean Grémillon ou encore le film d’animation Le Roi et l’Oiseau (1953) de Paul Grimault, etc.

En 1946, il publie son premier recueil de poèmes, Paroles. Ce recueil regroupe 91 poésies écrites depuis 1930, dont Inventaire, Alicante ou Le jardin. L’ouvrage sera régulièrement réédité et ces poèmes traduits dans de nombreuses langues (anglais, italien, japonais, etc.). La mise en musique de certains poèmes du recueil par Joseph Kosma contribuera à leur popularité, certains seront interprétés par les artistes de Saint-Germain-des-Prés : Mouloudji, les Frères Jacques, Yves Montand, Francis Lemarque, Juliette Gréco, Cora Vaucaire, Catherine Sauvage, etc.

D’autres recueils suivront : Histoires (1946), Spectacle (1949), La Pluie et le Beau Temps (1955), Fatras (1966), Imaginaires (1970), Choses et Autres (1972) ; Jacques Prévert y intègre également des aphorismes, dessins, collages, sketches… Il publiera aussi des livres pour enfants, dont Contes pour enfants pas sages (1948) ou L’Opéra de la Lune (1953).

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STRAUSS (Richard)

Autographe de Richard Strauss

Mémoire d'encres - Documents signés par Richard STRAUSS (1864-1949), compositeur et chef d'orchestre

Compositeur et chef d’orchestre allemand, Richard Strauss est né en 1864 à Munich et décédé en 1949 à Garmisch-Partenkirchen. Parmi ses œuvres principales figurent des poèmes symphoniques : Don Juan, Mort et Transfiguration, Ainsi parlait Zarathoustra et des opéras : Salomé, Elektra et Le Chevalier à la rose.

Né dans une famille de musiciens, Richard Strauss fait preuve très tôt d’une passion pour la musique et reçoit ses premières leçons de piano en 1868 avec August Tombo et des cours de violon dès l’âge de six ans avec son cousin Benno Walter, maître des concerts à la cour de Bavière. Son père enseigne à l’Académie de Musique et sera musicien de la Chambre du roi de Bavière, Richard Strauss n’a aucun lien de parenté avec les deux compositeurs viennois Johann Strauss, père et fils.

En 1875, il suit des cours de composition et d’instrumentation avec Fr. W. Meyer, chef d’orchestre à la cour. Enfant prodige, il publie son premier opus à l’âge de 12 ans, un Festmarsch pour grand orchestre.

En 1884, Il rencontre le chef d’orchestre Hans von Bülow, qui fera beaucoup pour diffuser ses œuvres et l’invite à Meiningen comme second chef d’orchestre, où Strauss fait la connaissance de Johannes Brahms et d’Alexander Ritter

En 1886, il obtient le poste de troisième chef d’orchestre à l’Opéra de Munich. Fin 1889, il est nommé second chef d’orchestre au théâtre de la cour. Il compose alors ses poèmes symphoniques : Aux Italiens (1886), Don Juan (1889) et Mort et Transfiguration (1890), puis son premier opéra Guntram, créé à Weimar en 1894.

En 1895, Richard Strauss est nommé second chef d’orchestre à l’Opéra de Munich, puis succède à Hans von Bülow à la tête de l’orchestre philharmonique de Berlin.

En 1896, s’inspirant de l’œuvre éponyme de Nietzsche, il crée Ainsi parlait Zarathoustra, poème symphonique en huit mouvements.

En 1900, à Paris, il rencontre le librettiste, Hugo von Hofmannsthal avec qui il collaborera pour Elektra, Le Chevalier à la Rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Hélène d’Égypte et Arabella. Le cycle de ses poèmes symphoniques se clôt avec la Symphonia Domestica (1902), dont la première est donnée le 21 mars 1904 au Carnegie Hall de New York sous sa direction. Il se consacre ensuite surtout aux opéras : Salomé, sur un texte d’Oscar Wilde (1905), Elektra (1909), Le Chevalier à la Rose (1911), Intermezzo (1922) et Capriccio, son dernier opéra, composé en 1942, à 78 ans. En 1907 il s’installe à Vienne, où il est nommé à la tête de la chapelle de la cour de Berlin.

De 1917 à 1920 il donne des cours de composition à l’Académie des Arts et continue les tournée avec l’orchestre philharmonique de Berlin.

En 1917, il contribue avec Hofmannsthal, à la création du festival de Salzbourg puis prend en 1919, la codirection de l’Opéra de Vienne aux côtés de Franz Schalk.

En 1929, lorsque Hofmannsthal meurt, Richard Strauss fait appel à Stefan Zweig, qui signe en 1931 le livret de La Femme silencieuse.

ALLEN (Woody)

Autographe de Woody Allen

Mémoire d'encres - Documents signés par Woody ALLEN (né en 1935), réalisateur, scénariste et acteur

Le réalisateur américain Allan Stewart Konigsberg, dit Woody Allen est né en 1935 dans le Bronx, à New York, il est également acteur, scénariste et auteurs de recueils d’histoires et d’essais humoristiques. Il devient célèbre pour son sens de la comédie et ses films mêlant humour, introspection et thématiques existentielles.

Issu d’une famille d’immigrants juifs, son père est joaillier puis un temps chauffeur de taxis, sa mère travaille chez un fleuriste. Il fait ses études à la Midwood High School (Brooklyn), où il est surnommé Red à cause de ses cheveux roux.

En 1952, Woody Allen écrit des gags pour un journal, puis pour le producteur David O. Alber qui les revend pour lui.

Il écrit ensuite pour des stars telles que Sid Caesar, c’est à cette époque qu’il opte pour le pseudonyme de Woody Allen et s’inscrit alors à l’Université de Communication et Cinéma et fréquente un temps le City College de New York.

A 19 ans, il rédige des sketches pour des émissions de télévision comme The Ed Sullivan Show, The Tonight Show, Caesar’s Hour. Il rencontre à cette période Danny Simon, qui l’aide à mieux structurer son travail.

En 1957, Woody Allen devient gagman pour de nombreux comiques (Bob Hope, Buddy Hackett, Miles Bennett) puis rédacteur du show télévisé de Gary Moore.

En 1960, il entame une carrière d’humoriste en stand-up et commence à écrire pour le show télé Candid Camera. Woody Allen publie également des nouvelles pour The New Yorker, qui seront parfois éditées (Getting Even, 1971 – Without Feathers, 1975 – Side Effects, 1980, etc.).

Il commence ensuite à se produire dans un club de Greenwich Village et est repéré par le producteur Charles K. Feldmann et l’acteur Warren Beatty pour participer à l’écriture de Quoi de Neuf Pussycat ? qui est réalisé par Clive Donner et sort en 1965, Woody Allen y tient un petit rôle, parmi une pléiade de stars.

En 1966, Woody Allen se lance et réalise son premier film, produit par Feldmann, Lily la Tigresse / What’s up, Tiger Lily ?

Les années 1970 marquent les débuts de sa carrière de réalisateur, avec notamment Prends l’oseille et tire-toi / Take The Money and Run (1969) – Bananas (1971)Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander / Everything You Always Wanted To Know About Sex / But Were Afraid to Ask (1972), Woody et les Robots / Sleeper (1973) et Guerre et Amour / Love and Death (1975). Ces comédies sont autant de succès et s’inscrivent dans un style burlesque et satirique  s’appuyant sur des farces et autres gags visuels.

Dans les années 1980, Woody Allen impose son style d’intellectuel névrosé avec  Annie Hall (1977) puis Manhattan (1979), en hommage à la ville et considéré par beaucoup de critiques comme son chef d’œuvre, puis La Rose pourpre du Caire (1985), Hannah et ses sœurs (1986), qui remporte trois Oscars et Crimes et Délits (1989).

Les années suivantes Woody Allen enchaine une série impressionnante de films au rythme d’un par an, parmi lesquels Maris et femmes (1992), Tout le monde dit I love you (1996), Escrocs mais pas trop (2000), Match Point (2005), Whatever Works (2009), Minuit à Paris (2011), To Rome with love (2012), Magic in the Moonlight (2014), etc., avant de tourner son cinquantième film en France et en français, Coup de Chance, en 2023.

Woody Allen est aussi l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, de recueils de nouvelles, récits et réflexions, qui reprennent souvent des textes publiés ailleurs (entre autres dans The New Yorker) et d’une autobiographie intitulée Soit dit en passant sortie en 2020.

Mélomane et musicien, Woody Allen s’est aussi produit régulièrement, chaque lundi, au Carlyle Hotel de Manhattan avec son groupe de musiciens, le « New Orleans jazz band ».

PROUDHON (Pierre-Joseph)

Autographes de Pierre-Joseph Proudhon

Mémoire d'encres - Documents signés par Pierre-Joseph PROUDHON (1809-1865), philosophe et théoricien politique

Philosophe, sociologue et théoricien politique, Pierre-Joseph Proudhon naît en 1809 à Besançon et meurt à Paris en 1865. Il est considéré comme le précurseur de l’anarchisme et du socialisme libertaire et, malgré son isolement, son influence fut considérable sur les milieux ouvriers et intellectuels ; ses prises de position lui vaudront parfois des ennuis avec la justice.

Opposé au collectivisme autoritaire, Proudhon défend un libéralisme individualiste. Rejetant autant le socialisme utopique que le capitalisme, il propose la voie de l’anarchie positive ou du fédéralisme autogestionnaire, qui prône la liberté individuelle devant être défendue contre toutes les forces dominantes : Église, État ou toute forme de dictature, l’individu ne devant jamais être sacrifié à l’intérêt général ou à la justice sociale. Il expose ses théories dans ses œuvres majeures : Qu’est-ce que la propriété ?, Philosophie de la Misère et Solution du problème Social.

Né dans une famille modeste, à 17 ans, il travaille comme ouvrier typographe dans diverses imprimeries. Doué d’une intelligence très vive et d’un tempérament fort et actif, il poursuit ses études grâce à une bourse, étudie le grec, le latin, l’hébreu pour mieux comprendre certains textes, s’intéresse aux idées socialistes et révolutionnaires et s’engage dans des activités politiques et sociales.

En 1840, il publie Qu’est-ce que la propriété ?, dont l’idée est de réformer le système capitaliste et la propriété privée. La réponse qu’il apporte a cette question est : « la propriété, c’est le vol ! » Inspiré par Rousseau, il dénonce les propriétaires terriens qui exploitent les travailleurs.

En 1845, à Paris, il rencontre Karl Marx et Mikhaïl Bakounine avec lesquels il échangera, un temps. Ses idées sur la propriété retiennent l’attention de Marx qui désapprouve en revanche les positions anarchistes de Proudhon.

En 1847, Pierre-Joseph Proudhon s’installe définitivement à Paris, où il devient journaliste politique. Il participe à la Révolution de 1848 et est élu député socialiste de la Constituante de juin 1848 à mai 1849, année où il sera incarcéré pour délit de presse (offense au président de la République).

En 1851, il expose ses idées anarchistes dans Idée générale de la révolution au XIXe siècle. Il tente de mettre en place des systèmes mutualistes fondés sur l’échange et des prêts à taux zéro, idées développées dans Solution du problème social (1848). Ses tentatives n’aboutiront pas mais le concept de mutualisme lui survivra.

En 1858, il doit s’exiler en Belgique après la publication de son livre : De la Justice dans la Révolution et dans l’Église : Nouveaux Principes de philosophie pratique, dans lequel il développe ses positions anticléricales.

En 1860, de retour en France, il étudie les contradictions de l’économie (comme le machinisme allégeant le travail de l’ouvrier, mais provoquant du chômage), considère que la révolution est vaine et propose une autre voie : l’anarchisme. Il développe ensuite l’idée du fédéralisme (Du Principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le Parti de la Révolution – 1863 et De la Capacité politique des classes ouvrières – 1865).

BERNHARDT (Sarah)

Sarah Bernhardt

Mémoire d'encres - Documents signés de Sarah BERNHARDT (1844-1923), comédienne et directrice de théâtre

Comédienne, tragédienne et directrice de théâtre, Sarah Bernhardt naît à Paris 1844 et meurt en 1923 dans la même ville. Elle est reconnue pour ses interprétations passionnées et sera surnommée « la Divine » par Victor Hugo ; Jean Cocteau inventera pour elle l’expression de « monstre sacré ». Parmi les rôles emblématiques qui ont marqué son parcours et contribué à sa renommée mondiale, la postérité retiendra celui de Marguerite Gautier dans La Dame aux camélias de Dumas fils, celui du duc de Reichstadt dans L’Aiglon d’Edmond Rostand, celui de la reine Dona Maria dans Ruy Blas de Victor Hugo et les rôles titre dans Hamlet de Shakespeare, Phèdre de Racine ou Fédora de Victorien Sardou

Entrée au Conservatoire d’art dramatique de Paris en 1859, puis à la Comédie française en 1862 – qu’elle quittera en 1866 pour y revenir en 1875 – elle fait ses débuts au théâtre de l’Odéon dans Les Femmes savantes, Kean de Dumas père et François de Champi de George Sand.

Mais c’est en 1872 que son rôle dans Ruy Blas lui vaudra le surnom de « la voix d’or » attribué par Victor Hugo. Sarah Bernhardt joue ensuite Hernani (1877) et Marion Delorme (1885).

En 1874, elle interprète Phèdre de Racine à la Comédie française et reprendra le rôle régulièrement. En 1880, elle démissionne de la Comédie française et crée sa propre compagnie de théâtre avec laquelle elle part pour sa première tournée internationale (États-Unis, Londres, Copenhague, Saint-Pétersbourg…).

De 1883 à 1884, elle assure la direction du Théâtre de la Porte Saint Martin avec lequel elle monte notamment Théodora de Victorien Sardou et commence à jouer Shakespeare (Hamlet en 1884 et Hamlet, où elle tien le rôle-titre en 1886).

Une nouvelle tournée internationale est organisée dès 1886, elle rencontre un immense succès populaire alors même qu’elle joue tous ses rôles en français (Brésil, Chili, Pérou, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne…). Sarah Bernhardt se rend une nouvelle fois aux États-Unis pour une 3e tournée américaine et joue également au Canada.

De 1893 à 1899, elle prend la direction du théâtre de la Renaissance (La Princesse lointaine de Rostand, Lorenzaccio de Musset), puis celle du théâtre des Nations, qu’elle rebaptise « théâtre Sarah-Bernhardt », nom qu’il portera jusqu’à son décès avant de devenir le théâtre de la Cité, sous l’Occupation, et enfin le théâtre de la Ville depuis 1968.

En 1900, après avoir joué au théâtre dans plus de 120 représentations, Sarah Bernhardt devient actrice de cinéma ; son premier film est  Le Duel d’Hamlet de Clément Maurice.

En 1915, à la suite d’un accident aggravé par une gangrène due à une tumeur osseuse, elle est amputée d’une jambe mais continue à jouer, assise ou debout, jusqu’à sa mort en 1923.

CHOPIN (Frédéric)

Mémoire d'encres - Autographe de Frédéric Chopin

Mémoire d'encres - Documents signés de Frédéric CHOPIN (1810-1849), compositeur et pianiste

Musicien romantique majeur et pianiste virtuose, Frédéric Chopin naît près de Varsovie en 1810 et meurt à Paris en 1849. Il laisse à la postérité plus de 200 œuvres, parmi lesquelles 59 Mazurkas, 27 Études, 24 Préludes, 19 Nocturnes, 13 Polonaises et 3 Sonates qui font de lui l’un des plus célèbres compositeurs du XIXe siècle.

Frédéric Chopin naît d’un père précepteur, d’origine française expatrié en Pologne, et d’une mère polonaise, qui va l’initier au piano. Formé au Conservatoire de Varsovie, dès l’âge de huit ans, il se produit dans les salons de l’aristocratie parisienne, mais à partir des années 1820, sa santé se fragilise.

À partir de 1828, il donne de nombreux concerts en Europe et devient un virtuose de premier plan ; il compose alors ses premières œuvres, ses deux Concertos pour piano (1830). Suite aux troubles politiques et à l’insurrection contre Nicolas Ier, Chopin décide de s’exiler en France et ne retournera jamais dans son pays natal. Il nourrira de cette période une mélancolie durable, qui influence toute son œuvre.

En 1831, Chopin s’installe à Paris, sa musique constituant un refuge pour les exilés de la Pologne insurgée. Il s’inspire de la tradition polonaise pour composer ses Mazurkas et ses Polonaises. Il se lie d’amitié avec Honoré de Balzac, Eugène Delacroix, Alphonse de Lamartine et Camille Pleyel, qui le fait connaître ; Chopin lui dédiera trois Nocturnes, dont le Nocturne n°2 en mi bémol majeur.

Entre 1831 et 1842, Frédéric Chopin compose quatre Ballades pour piano et vingt-quatre Préludes, inspirés de Jean-Sébastien Bach. En 1836, il fait la connaissance de Franz Liszt et Marie d’Agoult, qui lui présentent George Sand.

Chopin et Sand s’installent à Paris en 1838, où ils vivent entourés de leurs amis Liszt, Berlioz, Delacroix et Eugène Sue. Ils passent leurs vacances à Nohant, dans la résidence familiale de George Sand, où il compose certaines de ses œuvres les plus célèbres. En 1839, Frédéric Chopin compose sa Sonate pour piano n°2, dite « Marche funèbre ».

En 1847, après sa rupture avec George Sand, Chopin effectue une tournée en Angleterre et en Écosse qui va l’épuiser. Sa santé se dégrade alors brutalement, il souffre d’hémoptysie et sa sœur Ludwika reste à ses côtés durant tout l’été 1849 ; au mois de novembre Chopin est emporté par la maladie. Il est enterré au Père-Lachaise au son de sa Marche funèbre et du Requiem de Mozart.

MONTESQUIOU (Robert de)

Mémoire d'encres - Robert de Montesquiou

Mémoire d'encres - Documents signés de Robert de MONTESQUIOU (1855-1921), homme de lettres, critique d'art et dandy

Homme de lettres, dandy et critique d’art, Robert de Montesquiou est né à Fézensac en 1855 et mort en 1921, à Menton. Si son œuvre est tombée dans l’oubli, la postérité a surtout retenu la figure du dandy, devenue une source d’inspiration pour nombre de peintres et de romanciers.

Robert de Montesquiou est le quatrième et dernier enfant de Pauline Duraux et du comte Thierry de Montesquiou. De 1867 à 1869, il étudie au lycée Bonaparte, à présent lycée Condorcet, et fait la rencontre du dandy Charles Haas, qui inspira le personnage de Swann à Marcel Proust.

En 1875, il fait la connaissance de Barbey d’Aurevilly chez la baronne de Poilly, puis de Judith Gautier, qui lui fait découvrir les arts asiatiques. En 1878, sa cousine, Élisabeth Caraman-Chimay, dont il est proche, épouse le richissime comte Greffulhe. Robert de Montesquiou devient un habitué des salons mondains, où il est apprécié pour son allure, ses bons mots et sa culture.

En 1880, Montesquiou soutient le peintre Paul-César Helleu et se lie d’amitié avec Paul Verlaine., Edmond de Goncourt et Stéphane Mallarmé. En 1884, J.K Huysmans va s’inspirer de lui pour Jean Des Esseintes dans À rebours.

Robert de Montesquiou se passionne pour le spiritisme d’Allan Kardec et va séjourner à Londres, où il côtoie William Morris, Henry James, et surtout le peintre Whistler, qui fera son portrait (1891). En 1885. il se lie avec l’argentin Gabriel de Yturri avec qui il voyage en Italie, puis en Afrique du Nord.

En 1892, il fait la rencontre d’Émile Gallé, à qui il commande un meuble décoré d’hortensias, ainsi qu’une psyché à marqueterie de glycines. L’année suivante, dans le salon littéraire de Madeleine Lemaire, il fait la connaissance du jeune Marcel Proust, grâce à qui il rencontre Anatole France et Reynaldo Hahn.

En 1895 et 1896, Montesquiou publie Les Perles rouges et Les Hortensias bleus, puis Les Paons, en 1901. Jean Lorrain s’inspire également de lui pour le personnage central de Monsieur de Phocas. De même, à la parution du premier volume d’À la Recherche du temps perdu : Du côté de chez Swann, il se reconnaît dans le baron de Charlus.

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ZWEIG (Stephan)

Stefan Zweig

Mémoire d'encres - Documents signés de Stefan ZWEIG (1881-1942), écrivain, dramaturge et journaliste

Écrivain, dramaturge et journaliste autrichien, Stefan Zweig naît le 28 novembre 1881 à Vienne et se suicide en 1942 à Pétropolis, au Brésil. Intellectuel engagé, pacifiste favorable à une union européenne, son œuvre est très diverse : nouvelles, biographies, romans, pièces de théâtre et recueils de poésies. Il est surtout connu pour ses nouvelles : AmokLa Confusion des sentiments, La Peur et Le Joueur d’échecs. Dans l’ouvrage considéré comme son livre testament, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un européen, Zweig analyse ce qu’il considère comme l’échec d’une civilisation.

En 1900, après son baccalauréat, il suit un cursus en philosophie et en histoire de la littérature à l’université de Vienne et se rapproche du mouvement Jeune Vienne et de ses membres : Hermann Bahr, Arthur Schnitzler et Felix Salten.  Zweig écrit de nombreux poèmes et publie ses premiers textes dans le Neue Freie Presse, quotidiens austro-hongrois (Rêves oubliés -1900).

Après ces premiers succès littéraires, il poursuit sa formation artistique dans les cercles avant-gardistes européens, à Berlin, Paris, Bruxelles ou Londres. Zweig publie deux recueils de poèmes : Cordes d’argent (1901) et Les Couronnes précoces (1906).

Il se lie d’amitié avec Jules Romains et Émile Verhaeren, dont il rédigera la biographie (1910). Polyglotte dès son plus jeune âge, il maîtrise l’anglais, le français et l’italien ; il effectue plusieurs traductions de grands textes, notamment ceux de Verlaine, Verhaeren, Baudelaire, Rimbaud et Keats.

En 1904, Zweig obtient son doctorat de philosophie à l’université de Vienne et publie son premier recueil de nouvelles, L’Amour d’Erika Ewald, qui contient initialement les nouvelles Les Prodiges de la vie et Lettre d’une inconnue.

En 1908, Stefan Zweig entame une correspondance régulière avec Sigmund Freud, puis avec Romain Rolland. Ont été publiées également ses correspondances avec Arthur Schnitzler et Richard Strauss. En 1907, il écrit pour le théâtre : Thersite (1907), puis La Maison au bord de la mer (1911) et fait paraître un second volume de nouvelles, Première expérience (1911).

En 1914, malgré ses positions pacifistes, Stefan Zweig accomplit son devoir militaire dans les services administratifs. Il s’installe à Salzbourg avec sa première épouse et poursuit son activité de biographe, qui lui apporte une certaine renommée. Il écrira notamment les biographies de Joseph Fouché, Romain Rolland, Marie-Antoinette, Paul Verlaine et Érasme.

Stefan Zweig fréquente l’avant-garde littéraire et picturale de l’après-guerre et connaît le succès avec son recueil de nouvelles Amok ou le Fou de Malaisie (1922), qui le fait mieux connaître du grand public. En 1927, paraît son recueil de nouvelles La Confusion des sentiments.

En 1934, profitant de ses recherches pour une biographie de Marie Stuart, il choisit de s’exiler à Londres, puis au Brésil avec sa seconde épouse, Lotte. Après une première édition en tirage limité à 300 exemplaires au Brésil en 1942, Le Joueur d’échecs, sera publié à titre posthume en 1943.

L’évolution du conflit et la santé précaire de Lotte le font sombrer dans la dépression. Il adresse à son éditeur la manuscrit du Monde entier. Souvenirs d’un européen, avant de se suicider avec son épouse le 22 février 1942.

CONDORCET (Nicolas de)

Mémoire d'encres - Condorcet

Mémoire d'encres - Documents signés de Nicolas de CONDORCET (1743-1794), mathématicien, économiste et homme politique

Mathématicien, économiste, philosophe et homme politique, Jean-Antoine-Nicolas Caritat, dit Condorcet naît en 1743 à Ribemont et meurt en prison en 1794 à Bourg de l’Égalité. Il est un précurseur en statistiques ainsi qu’en probabilités et s’intéresse également à l’analyse des modes de scrutin. Il est l’auteur du théorème de Jury et du paradoxe de Condorcet. Également connu pour ses écrits philosophiques et son action politique, il siège parmi les girondins et propose la refondation du système éducatif, ainsi que celle du droit pénal.

Condorcet fait ses études chez les jésuites et, en 1765, publie son premier ouvrage sur le calcul intégral. En 1769, il entre à l’Académie royale des sciences, d’Alembert est son professeur, il deviendra son ami et sera son exécuteur testamentaire.

Ce dernier lui fait connaître Voltaire et l’économiste Turgot, alors contrôleur général sous Louis XVI, qui le nomme inspecteur général de la Monnaie, fonction qu’il occupe jusqu’en 1790.

En 1782, il devient secrétaire de l’Académie française, manifeste un intérêt croissant pour la philosophie et la politique et collabore à l’Encyclopédie. Défenseur des droits de l’homme, ouvertement républicain, il est l’un des acteurs importants de la Révolution française. En 1791, il est élu au conseil municipal de Paris et député de Paris au sein de l’Assemblée législative. Il devient chroniqueur de l’Assemblée Nationale et publie de nombreux écrits dans Le Journal de Paris, puis dans Les Chroniques de Paris.

En 1792, comme membre du comité d’instruction publique, il présente à l’Assemblée son rapport et projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction publique (Cinq Mémoires sur l’instruction publique, 1791-1792). Ce rapport, qui intègre les idées de gratuité, d’obligation, de laïcité et d’universalité de l’enseignement est repoussé et ne sera mis en application qu’un siècle plus tard.

En février 1793, Condorcet présente à la Convention un projet de Constitution, qu’il a rédigé (Sur la nécessité d’établir en France une constitution nouvelle, 1793). Mais, début juin 1793, les girondins perdent le contrôle de l’Assemblée en faveur des jacobins. Le 24 juin, c’est le montagnard Hérault de Séchelles qui propose une nouvelle Constitution contre laquelle Condorcet s’insurge dans une Lettre aux citoyens français sur une nouvelle Constitution ; à cause de celle-ci, le 8 juillet, la Convention vote un décret pour arrêter Condorcet.

Contraint de se cacher, il se réfugie chez Mme Vernet, à Paris. Il rédige alors son Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain, qui ne sera publié qu’après sa mort. Ne se sentant plus en sécurité à Paris, il prend la fuite mais est arrêté à Clamart le 27 mars 1794 ; Condorcet est emprisonné à Bourg-la-Reine (rebaptisé Bourg de l’Égalité) et se serait suicidé deux jours plus tard dans sa cellule pour échapper à la guillotine.

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DARWIN (Charles)

Charles Darwin

Mémoire d'encres - Documents signés de Charles DARWIN (1809-1882), naturaliste et paléontologue

Le célèbre naturaliste Charles Darwin naît en 1809 à Shrewsbury, Shropshire, et meurt en 1882 à Down, dans le Kent. Ses travaux portent sur les principes de l’évolution des espèces par la sélection naturelle – le darwinisme. Bien que certaines de ses idées aient déjà été formulées par d’autres avant lui, il les explicite de manière plus précise et les enrichit considérablement, établissant ainsi les base des théories évolutionnistes modernes. Sa théorie de la sélection naturelle, moteur de l’évolution, stipule que la nature sélectionne les plus aptes à survivre, ces aptitudes se transmettant donc avec une plus forte probabilité de génération en génération. Son ouvrage majeur est De l’origine des espèces, mais il a également publié La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe, ainsi que de nombreux travaux de référence.

Charles Darwin est né dans une famille riche et cultivée, qui porte un intérêt soutenu aux questions scientifiques. Son grand-père, Erasmus Darwin, était un savant et un médecin réputé.

En 1825, Darwin intègre l’université d’Edimbourg pour y suivre des études de médecine, qu’il abandonne rapidement et entre, en 1828, à l’université de Cambridge dans le but de devenir pasteur de l’Église anglicane. Il est alors influencé par deux de ses professeurs, le géologue Adam Sedgwick et le naturaliste John Stevens Henslow. En décembre 1831, grâce à l’appui d’Henslow, il embarque sur le navire d’exploration scientifique de la marine Royale britannique, HMS Beagle, comme naturaliste, et parcourt le monde pendant cinq années (Cap Vert, Brésil, Argentine, Uruguay, Chili, Pérou, Tahiti, Les îles Galapagos, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Tasmanie, l’île Maurice, et les Açores, etc.)

En 1836, de retour en Angleterre, il analyse ses observations et les confronte avec les travaux de différents naturalistes. Darwin soutient d’abord les théories du géologue Charles Lyell, mais conteste ensuite la fixité des espèces de Lyell pour privilégier le principe de leurs modifications graduelles liées à leur milieu naturel.

En 1839, Charles Darwin devient membre de la Royal Society de Londres, après avoir publié son journal de voyage, Voyage d’un naturaliste autour du monde.

En 1858, Darwin prend connaissance d’un texte d’Alfred Wallace, intitulé De la tendance des variétés à se démarquer indéfiniment du modèle original et y découvre, à peu de différences près, les grandes lignes de sa propre théorie sur la sélection naturelle. Poussé par ses amis Charles Lyell et Joseph Hooker, Darwin expose, d’un commun accord avec Alfred Russel Wallace, la théorie sur l’évolution des espèces à la Linnean Society. Il débute alors la rédaction de son œuvre majeure pour publier, sans attendre, De l’origine des espèces, qui paraît en 1859.

Les cercles scientifiques comme religieux réagissent avec virulence à la sortie de l’ouvrage, on lui reproche tantôt le manque de preuves scientifiques, tantôt la mise en cause de la Création rapportée dans la Bible.

Suivront ensuite plusieurs autres publications : Variation des animaux et des plantes sous domestication (1868), La Filiation de l’homme et la sélection liée au sexe (1871), qui met l’accent sur les origines animales de l’être humain et L’Expression des émotions chez l’homme et les animaux (1872), qui traite plus particulièrement de la psychologie animale et humaine, également fruit de l’évolution.

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