Mémoire d'encres - Documents signés d'Henri de GUISE (1550-1588), duc de Guise, chef de la Ligue catholique
Henri de Lorraine, 3e duc de Guise et 2e prince de Joinville, dit « le Balafré », est né en 1550 à Joinville et meurt assassiné le 23 décembre 1588 à Blois. Prince issu d’une branche cadette de la maison de Lorraine, il devient chef de la Maison de Guise, opposée aux protestants, et prend la tête de la Ligue catholique. Il s’illustrera comme le défenseur de la foi catholique à plusieurs reprises sur le champ de bataille en combattant les protestants pendant les guerres de Religion. Il sera l’un des instigateurs et participera au massacre de la Saint-Barthélemy en 1572. Après avoir contraint le roi Henri III à signer le traité d’Union, écartant Henri de Navarre du trône, Henri III le soupçonnant de vouloir accéder au trône, le fait assassiner.
Henri de Guise est le fils aîné de François de Lorraine – François de Guise, 2è Duc de Guise – chef militaire illustre, et d’Anne d’Este, descendante du roi Louis XII, d’Anne de Bretagne et de Lucrèce Borgia.
En 1563, il a 13 ans lorsque son père est assassiné par un protestant huguenot, Jean de Poltrot de Méré. Son éducation est confiée à son oncle Charles, Cardinal de Lorraine. En 1565, il se bat en Hongrie contre les Turcs.
De retour en en France, comme chef de la maison de Guise, Henri de Guise prend part aux guerre de Religions, aux côtés du duc d’Anjou, futur roi Henri III, fils d’Henri II et de Catherine de Médicis. Il s’illustre aux batailles de Saint-Denis (novembre 1567), Jarnac (mars 1569), lors du Siège de Poitiers, où il est blessé, et à la bataille de Moncontour en octobre 1569.
En 1572, il participe au massacre de la Saint-Barthélemy, conséquence des tensions entre catholiques et protestants, il en même est l’un des principaux instigateurs suite à la tentative d’assassinat de Coligny, le plus probablement organisée par les Guise. Dans la nuit du 24 août 1572, accompagné de son cousin, le duc d’Aumale, Henri de Guise pourchasse les chefs protestants.
En octobre 1575, sous Henri III, Henri de Guise bat les protestants à la bataille de Dormans, où il est blessé au visage, ce qui lui vaudra le pseudonyme de « Le Balafré », pseudonyme que porta également son père.
En 1584, après le décès de son frère cadet, Henri III, n’ayant plus de descendance, reconnaît Henri de Navarre – futur Henri IV – comme chef de la maison de Bourbon et son héritier légitime. La maison de Guise, rivale de celle des Bourbons, mène alors un mouvement de fronde, connue sous le nom de Ligue ou la Sainte Ligue, organisation religieuse et militaire. Il obtient alors le soutien financier du roi Philippe II d’Espagne par le traité de Joinville du 31 décembre 1584 qui s’associe à la cause catholique en France, pendant les guerres de religion.
Après s’être battu à Vimory, puis Auneau en octobre-novembre 1587, il rentre à Paris et prend une part active dans l’insurrection des parisiens, dite « Journée des Barricades » (12 mai 1588). Le 29 mai 1588, Philippe II d’Espagne envoie l’Invincible Armada contre l’Angleterre. Henri III affaibli, est contraint de signer l’Édit d’Union avec la Ligue catholique, obligeant le Roi à accepter les conditions très dures imposées par le duc de Guise : exclusion des protestants de la succession, obligation de poursuivre la guerre contre eux et reconnaissance de la Ligue comme force politique dominante. Il élimine alors de fait Henri de Navarre au profit de la maison de Guise, le duc de Guise devient lieutenant-général des armées du royaume.
Le roi Henri III, soupçonnant le duc de Guise de vouloir accéder au trône, organise son assassinat et le fait assassiner lors des États généraux de Blois, auxquels il l’a convié. Le cardinal Louis de Lorraine, frère d’Henri de Guise sera également assassiné. Leur mort provoquera indirectement l’assassinat du roi Henri III l’année suivante.










