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Alphonse de LAMARTINE – Lettre relative à son “Cours familier de Littérature” (1863)

Lettre autographe signée adressée à une dame, abonnée au Cours familier de LittératureParis 4 janvier 1863 – 1 page d’un double feuillet in-8.

 

« Je suis dans la crise ; je touche au succès si vous ne m’abandonnez pas, à la perte si vous m’abandonniez ; ne m’abandonnez pas, et grâce à vous dans moins de deux ans  j’aurai satisfait à mon devoir et vous, à votre affection »

 

 

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Alphonse de LAMARTINE (1790 – 1869) – Poète, romancier et homme politique

Lettre autographe signée adressée à une dame, abonnée au Cours familier de LittératureParis 4 janvier 1863 – 1 page d’un double feuillet in-8.

Il implore sa correspondante de poursuivre son abonnement

« Dans l’œuvre laborieuse que j’ai entreprise pour payer intégralement à des créanciers légitimes et dévoués une dette disproportionnée aux forces d’un particulier à l’aide de mes biens vendus ou engagés et de mon travail, mes abonnés ont été ma providence et la base de ma confiance. Je suis dans la crise ; je touche au succès si vous ne m’abandonnez pas, à la perte si vous m’abandonniez ; ne m’abandonnez pas, et grâce à vous dans moins de deux ans  j’aurai satisfait à mon devoir et vous, à votre affection.

P.S. : l’entretien prochain en contient trois sur les Misérables de M. Victor Hugo. Il vous sera porté avant le 20 janvier les 2 volumes de 1862 seront ainsi complétés. L’entretien de février sur l’Amérique du Nord et sur la question du Mexique envisagée autrement qu’elle ne l’a été jusqu’ici commencera l’année 1863 »

Après le coup d’état du 2 décembre 1851, Lamartine est discrédité et ruiné. Pour se remettre à flot et faire face à une dette considérable, il organise des souscriptions et des loteries, mais entreprend aussi la rédaction de son Cours familier de Littérature (mars 1856), disponible sur abonnement auprès de l’auteur. Le Cours occupe 28 volumes et paraîtra jusqu’à la mort de Lamartine en 1869.

Au sommaire du Tome Quinzième se trouve effectivement un article sur Les Misérables, dont la critique paraît entre 1862 et 1863 – Victor Hugo figurant d’ailleurs lui-même au nombre des abonnés.

Lamartine avait obtenu l’autorisation d’Hugo pour publier cette critique qui se révéla fort sévère, mettant en cause autant l’œuvre que les idées politiques qu’elle renferme. Ami de longue date, Hugo fera ce commentaire : « J’aurais beaucoup de choses à vous répondre. Mais il faut être Michel-Ange pour avoir le droit de répondre à Raphaël. Je me borne à ceci qui a toujours tout résumé et tout terminé entre vous et moi, un serrement de main ».

Plis d’usage, petite déchirure sur le second feuillet vierge, voir photos.