André GIDE, à propos du mariage de son ami Élie Allégret (1892)
Lettre autographe signée adressée à Élie Allégret, qui a été un temps son précepteur avant de devenir son ami – [Munich, 15 mars 1892] – 1 p. ½ in-12, sur papier bible, à l’encre brune.
« Mais quelles bonnes petites causeries nous avons pu avoir ensemble à travers les cahots des fiacres à l’heure. »
450€
André GIDE (1869 – 1951) – Écrivain, Nobel 1947
Lettre autographe signée adressée à Élie Allégret, qui a été un temps son précepteur avant de devenir son ami – [Munich, 15 mars 1892] – 1 p. ½ in-12, sur papier bible, à l’encre brune.
Le jeune André Gide évoque le mariage prochain de son ami
« Mon Ami,
Tu m’écriras chez Mesdames Steidl – Christophstrasse ; 6/1 – Munich – Bavière
Pour me dire ce qui se passe et quand le mariage ? Où te voit-on, etc. Préviens -moi quelque peu à l’avance du jour où l’on converge à Strasbourg pour que je puisse m’arranger. Je suis ici depuis huit jours, et je me demande comment le Congo parvient à être plus loin encore. Et ces leçons d’équitation !!
Mais quelles bonnes petites causeries nous avons pu avoir ensemble à travers les cahots des fiacres à l’heure. Au revoir, à bientôt
Ton Ami. »
Élie Allégret (1865-1940) est un pasteur protestant, qui fut missionnaire en Afrique, et notamment au Congo à partir de 1889. En 1885, alors qu’il étudiait à la faculté de théologie protestante de Paris, il fut invité par Juliette Rondeaux, veuve de Paul Gide et mère d’André Gide, au château de La Roque-Baignard pour devenir le précepteur de son fils et diriger à la fois ses lectures et son éducation religieuse.
André Gide évoque ici le mariage de son ami avec Suzanne Ehrhardt, célébré le 28 avril 1892 (mariage civil à Bâle, puis religieux à Schiltigheim, près de Strasbourg). Le couple aura 6 enfants, dont Marc Allégret, né en 1900, avec lequel André Gide sera intimement lié.
André Gide, alors âgé de 23 ans, séjourne dans une pension de famille (du 8 mars au 31 mai). À Munich, Gide fréquente les concerts et les théâtres, découvre la musique, la philosophie et la littérature allemande (Wagner, Goethe, Heinrich Heine etc.). À son retour à Paris, pour éviter de retourner chez sa mère, il s’installera à l’hôtel du Palais, qu’il quittera ensuite pour l’hôtel du Bon Lafontaine.
Référence : Cahiers André Gide n°17, page 374, lettre 82.
Bon état, voir photos.


