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Gioacchino ROSSINI – Le compositeur se sépare de sa villa de Castenaso (1850)

Lettre autographe signée G. Rossini adressée à son agent Angelo Mignani – Florence, le 14 mai 1850 – 1 p. ¼ sur un double feuillet grand in-4 (27 x 20,7 cm), en italien, destinataire sur le second feuillet, Al Sig Angelo Mignani, Bologna.

 

« Nel prezzo suddetto vi sono compresi i mobili esistenti nel Palazzo, tranne però cristalli, porcellane, terraglie, vetrami, bronzi, quadri di ogni genere che intendo serbare per me »

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Gioacchino ROSSINI (1792 – 1868) – Compositeur

Lettre autographe signée G. Rossini adressée à son agent Angelo Mignani Florence, le 14 mai 1850 – 1 p. ¼ sur un double feuillet grand in-4 (27 x 20,7 cm), en italien, destinataire sur le second feuillet, Al Sig Angelo Mignani, Bologna.

Sur la vente de sa villa de Castenaso et le mobilier qu’il entend conserver

« Preg[iatissi]mo Sig Angelo,

questa mane ho ricevuto la visita del Sig Rinaldo Dugnoli e del Sig Briviglieri, dopo aver scambiate non poche parole ecco quanto ho loro detto : Io mi contenterò per l’Impresa di Castenaso e sue adiacenze del prezzo in effettivo contante di Romani Scudi 19/M., dico diciannovemila, cinque dei quali pagabili all’atto della stipulazione, li residuali 14/M. pagabili entro dodici anni colla imposta del 5%; nei modi da convenirsi col Sig Mignani; ella troverà che io ho corso molto, badi però che io ho dichiarato a questi Sig[no]ri che venga l’approvazione del Sig. Mignani, al quale riferisco come un figlio al padre, restano nulle le mie condizioni e con esso dovranno farsi quelle modificazioni che crederà utili al mio interesse. Nel prezzo suddetto vi sono compresi i mobili esistenti nel Palazzo, tranne però cristalli, porcellane, terraglie, vetrami, bronzi, quadri di ogni genere che intendo serbare per me.

Se ho corso è perche ho simpatia pei i Sig Dugnoli e per Briviglieri, a lei affido la definizione di questo affare.

Voglia credermi ognora                                                                   tutto suo aff[ezionatissi]mo

Firenze 14 maggio 1850 »

Traduction : Ce matin j’ai reçu la visite de M. Rinaldo Dugnoli et de M. Briviglieri, après quelques échanges, voilà ce que je leur ai dit : je me contenterai, pour l’établissement de Castenaso et ses dépendances, de la somme au comptant de 19.000 Écus Romains, je dis dix-neuf mille, dont cinq mille à payer lors de la signature du contrat ; les autres 14.000 à payer sur douze ans, avec un intérêt de 5%, par tout moyen à convenir avec M. Mignani. Vous trouverez que j’ai précipité les choses, songez de même que j’ai déclaré fermement à ces messieurs que, sans l’approbation de M. Mignani, auquel je rends compte comme un fils à son père, mes conditions demeurent de nul effet et c’est avec lui qu’il faudra faire les modifications qu’il croira favorables à mon intérêt.

Ledit prix inclut l’ameublement du Palais à l’exception de la cristallerie, des porcelaines, des faïences, des verreries, des bronzes, des tableaux de tout genre que j’ai l’intention de garder pour moi. Si j’ai fait diligence, c’est en raison de ma sympathie envers M. Dugnoli et M. Briviglieri ; je vous confie le règlement de cette affaire.

C’est à Castenaso que le 15 mars 1822, Gioacchino Rossini avait épousé la mezzo-soprano Isabella Colbran (1785-1845), dont il se séparera en 1837. De cette villa où il vécut pendant plus de dix ans, il ne reste aujourd’hui que le puits…

Angelo Mignani était l’homme de confiance et Rossini et prenait en charge pour lui les questions pratiques, notamment financières, lorsqu’il était en déplacement.

 

Bon état, voir photos.