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Jules RENARD – À propos du succès de “L’Écornifleur” (1892)

Lettre autographe signée adressée au journaliste Robert Charvay – Paris, 44, rue du Rocher, 23 mars 1892 – 1 p. ½ sur un double feuillet in-12 obl. (13,8 x 11,5 cm).

 

« Vous pouvez croire, Monsieur, que la sincérité avec laquelle vous avez parlé de l’Écornifleur me plaît tout à fait. Vous me dîtes des choses fort agréables à entendre auxquelles je tiens »

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Jules RENARD (1864 – 1910) – Écrivain et auteur dramatique

Lettre autographe signée adressée au journaliste Robert Charvay – Paris, 44, rue du Rocher, 23 mars 1892 – 1 p. ½ sur un double feuillet in-12 obl. (13,8 x 11,5 cm).

À propos de l’accueil élogieux fait à l’Écornifleur

« Vous pouvez croire, Monsieur, que la sincérité avec laquelle vous avez parlé de l’Écornifleur me plaît tout à fait. Vous me dîtes des choses fort agréables à entendre auxquelles je tiens. Peut-être que si l’on me poussait à bout, je serais de votre avis sur le reste. Je suis surpris que ce livre, vieux déjà, et qui m’a donné moins de mal que tel conte très court, soit le prétexte de théories en suffisante quantité pour former un autre livre.

Est-ce à dire que l’article de Rodolphe Darzens ne m’ait pas fait un gros gros plaisir. Vous m’en voudriez si j’allais jusque là […] »

Robert Charvay (1856-1925) est le nom de plume de l’auteur dramatique Adrien Lefort (1856-1925) qui signait ses rubriques dans L’Écho de Paris sous le pseudonyme « le Nain jaune ». Le courrier fait ici référence à son article paru dans le numéro daté du même jour dont voici l’extrait : « Quatre éditions en quelques jours de l’Écornifleur, de Jules Renard, prouvent le succès de cette œuvre étrange et personnelle. Comme ce livre, d’une conception si neuve et d’une formule si curieuse est également très amusant et très empoignant, son retentissement s’explique. Du reste, lors de l’apparition de Sourires pincés, Jules Renard avait déjà été signalé comme un jeune à suivre. »

L’accueil fut d’ailleurs unanimement enthousiaste : celui de Marcel Schwob au Mercure de France, de Paul d’Armon dans Le Public ou de Rodolphe Darzens (1865-1938), évoqué ici, qui fait paraître dans La Petite République Française du 7 février 1892 un article particulièrement élogieux.

À noter que la veille de ce courrier naissait sa fille Julie-Marie Renard, qu’il surnommera « Baïe » dans son Journal.

 

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