Jules VERNE – Au sujet des droits de représentation au théâtre de « Michel Strogoff »
Lettre autographe signée adressée à Marcus L. Mayer, directeur du Princess Theater de Londres – Amiens, 11 juillet 1882 – 1 page sur un double feuillet in-16.
« J’ai reçu votre lettre et le chèque de 875 frs qu’elle contenait pour solde de notre affaire Strogoff. »
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Jules VERNE (1828 – 1905) – Écrivain
Lettre autographe signée adressée à Marcus L. Mayer, directeur du Princess Theater de Londres – Amiens, 11 juillet 1882 – 1 page sur un double feuillet in-16.
Sur les droits de représentation du Voyage à travers l’impossible à l’étranger
« Mon cher Monsieur Mayer,
J’ai reçu votre lettre et le chèque de 875 frs qu’elle contenait pour solde de notre affaire Strogoff.
Veuillez me croire votre bien dévoué
[P.S.] Je crois bien, n’est-il pas vrai, que c’est le solde. ? »
Le Voyage à travers l’impossible avait été créé le 25 novembre 1881. Marcus Mayer, directeur de théâtre à Londres, assumait alors la fonction d’agent chargé des représentations dans les pays anglo-saxons.
Dans Le Bulletin de la Société Jules Verne, Volker Dehs, directeur de sa publication, nous éclaire sur ce point : « Le Voyage à travers l’impossible, « drame fantastique » en trois actes et vingt tableaux, fut créé le 25 novembre au Théâtre de la Porte Saint-Martin, un établissement comportant 1.800 places, qui était spécialisé dans les fééries et pièces à grand spectacle. Quatre-vingt-dix-sept représentations s’ensuivirent jusqu’en mars 1883, mais le public avait déjà commencé à bouder le spectacle. […] On ignore jusqu’à présent si des représentations en Angleterre et aux États-Unis ont eu lieu, car en septembre 1882 d’Ennery [en charge de l’adaptation théâtrale des œuvres de Jules Verne] et Verne avaient reçu chacun la somme de 3.500 francs pour la vente de la pièce à leur agent anglais, Marcus L. Mayer. La pièce elle-même avait été destinée à dépasser les splendeurs des deux drames précédents, à réaliser sur la scène du jamais vu, ni dans la réalité ni dans les Voyages extraordinaires. Peut-être le public, averti depuis longtemps par de nombreux articles dans les journaux, avait-il de trop grandes espérances et dut-il constater que la nouvelle pièce ne dépassait et n’atteignait même pas la force dramatique du Tour du monde et de Michel Strogoff. Toujours est-il que, par cette ambition de surenchérir sur les succès précédents, la pièce réalise précisément ce que son intrigue critique : l’ambition et la démesure humaines ! »
Cette lettre est à relier à deux autres :
- celle du 8 octobre 1881, adressée au même : « […] j’ai reçu aujourd’hui le chèque de 1500frs, que vous m’avez adressé, sur le crédit Lyonnais. Je vous remercie de cet envoi ; je le porte à votre crédit et vous prie de me croire votre bien dévoué […] »
- celle du 25 décembre 1881, adressée au même et évoquée dans la notre, dans laquelle Jules Verne lui dit qu’il peut envoyer les 750frs dus à Verne et à d’Ennery chez Verne 44, bld Longueville car d’Ennery n’est plus à Paris.
Cette lettre est également à rapprocher de cette autre lettre, sur le même sujet.
Bon état, voir photos.