Jules VERNE – Sur l’adaptation de ses œuvres au théâtre (1882)
Lettre autographe signée adressée à Marcus L. Mayer, directeur du Princess Theater de Londres – Amiens, 11 février 1882 – 1 page sur un double feuillet in-16.
« Je vous ai écrit dans le courant de décembre dernier et n’ai point reçu de réponse à ma lettre. »
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Jules VERNE (1828 – 1905) – Écrivain
Lettre autographe signée adressée à Marcus L. Mayer, directeur du Princess Theater de Londres – Amiens, 11 février 1882 – 1 page sur un double feuillet in-16.
Sur les droits de représentation du Voyage à travers l’impossible à l’étranger
« Je vous ai écrit dans le courant de décembre dernier et n’ai point reçu de réponse à ma lettre. Je vous demandais de m’envoyer directement la moitié des 1500frs que vous vous étiez engagé à verser. Je pense donc que ce virement n’a pas été fait. Je compte donc absolument que vous le ferez en même temps que le dernier également de 1500frs que vous avez promis de faire au 15 courant. Veuillez donc m’adresser, comme vous l’avez déjà fait, en un chèque la moitié de 3.000 soit 1.500frs qui me reviennent dans les primes de Strogoff.
Vous même, vous avez fixé les dates pour ces paiements et il n’y a plus aucune raison pour qu’elles soient reculées. J’attends donc votre réponse, Cher monsieur , et vous prie de me croire votre bien dévoué.
[P.S.] Bld Longueville Amiens. »
Le Voyage à travers l’impossible avait été créé le 25 novembre 1881. Marcus L. Mayer, directeur de théâtre à Londres, assumait alors la fonction d’agent chargé des représentations dans les pays anglo-saxons.
Dans le Bulletin de la Société Jules Verne, Volker Dehs, directeur de sa publication, nous éclaire sur ce point : « Le Voyage à travers l’impossible, « drame fantastique » en trois actes et vingt tableaux, fut créé le 25 novembre au Théâtre de la Porte Saint-Martin, un établissement comportant 1.800 places, qui était spécialisé dans les fééries et pièces à grand spectacle. Quatre-vingt-dix-sept représentations s’ensuivirent jusqu’en mars 1883, mais le public avait déjà commencé à bouder le spectacle. […] On ignore jusqu’à présent si des représentations en Angleterre et aux États-Unis ont eu lieu, car en septembre 1882 d’Ennery [en charge de l’adaptation théâtrale des œuvres de Jules Verne] et Verne avaient reçu chacun la somme de 3.500 francs pour la vente de la pièce à leur agent anglais, Marcus L. Mayer. La pièce elle-même avait été destinée à dépasser les splendeurs des deux drames précédents, à réaliser sur la scène du jamais vu, ni dans la réalité ni dans les Voyages extraordinaires. Peut-être le public, averti depuis longtemps par de nombreux articles dans les journaux, avait-il de trop grandes espérances et dut-il constater que la nouvelle pièce ne dépassait et n’atteignait même pas la force dramatique du Tour du monde et de Michel Strogoff. Toujours est-il que, par cette ambition de surenchérir sur les succès précédents, la pièce réalise précisément ce que son intrigue critique : l’ambition et la démesure humaines ! »
Cette lettre est à relier à deux autres :
- celle du 8 octobre 1881, adressée au même : « […] j’ai reçu aujourd’hui le chèque de 1500frs, que vous m’avez adressé, sur le crédit Lyonnais. Je vous remercie de cet envoi ; je le porte à votre crédit et vous prie de me croire votre bien dévoué […] »
- celle du 25 décembre 1881, adressée au même et évoquée dans la notre, dans laquelle Jules Verne lui dit qu’il peut envoyer les 750frs dus à Verne et à d’Ennery chez Verne 44, bld Longueville car d’Ennery n’est plus à Paris.
Bon état, voir photos.

