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Paul MORAND – Intéressante correspondance à André Fraigneau

Belle correspondance de 5 cartes autographes signées adressées à André Fraigneau

 

« Je regrette de n’avoir pu faire la préface Cocteau ; j’avais accepté d’enthousiasme, et puis d’autres urgences sont intervenues »

 

 

Réservé

Paul MORAND (1888 – 1976) – Écrivain et diplomate

Belle correspondance adressée à André Fraigneau, soit :

1 carte autographe signée « Votre ami Morand » adressée à André Fraigneau – Vevey, 28 mars 1958 – 1 page in-8 obl., papier bruni, pli central.

Sur ses émissions radiophoniques

« Cher Fraigneau,

Madame Lily Siou m’écrit. Avant de lui répondre, j’aimerais savoir ce que la Radiodiffusion donne comme droits d’auteur ? Et si elle demande une exclusivité ? (1h10 de texte, quel travail !) Je n’ose lui poser ces questions ; si ça ne vous ennuie pas que je vous les pose, je serai plus à l’aise pour prendre une décision ; voilà pourquoi je vous importune. Bonnes Pâques, cher Faigneau. Je suis encore rempli de votre Julien l’Apostat. (mon père avait écrit une pièce sur lui). »

La pièce Fin de Byzance sera enregistrée le 2 octobre 1958 et radiodiffusée le 19 novembre ; son texte sera repris l’année suivante dans Le Lion écarlate. L’émission réalisée par Guy Delaunay est produite par Lily Siou et la distribution comprend les noms de Michel Bouquet, Jean Marchat, Berthe Bovy, etc. Ces lectures sont faites dans le cadre des « Émissions de la soirée », Paul Morand y participera à quatre reprises.

Le mois suivant allait éclater l’affaire Paul Morand, relative à sa nomination polémique au siège de Claude Farrère à l’Académie.

– 2 cartes autographes signées adressées à André Fraigneau – Vevey, 16 mars et 27 novembre 1967 – 1 page in-12 obl., enveloppe conservée et une page in-12 obl., au feutre rouge.

Sa contribution à Prénoms d’André Fraigneau

« Cher André,

Je choisis Paul, comme mes parents ! L’idée est bonne. Pour ne pas me le voir souffler, je vous réponds par retour de courrier, oui, au 30 juin. Votre ami.

P.S. J’aimerais posséder vos entretiens avec Cocteau [Jean Cocteau. Entretiens, paru en 1965]. S’il vous en reste un exemplaire ? Merci. »

« Merci, cher Fraigneau, pour les jolis prénoms (le typo n’a pas raté Carolus Durand, bien sûr, si re-tirage, qu’on supprime le d) Votre pré-textes, délicieux. Merci. »

André Fraigneau (1905-1991) avait eu l’idée de demander à 14 de ses contemporains d’écrire leurs impressions sur les prénoms, ce recueil est publié chez Plon en 1967, l’avant-propos intitulé « Pré-textes » est signé par André Fraigneau. Au côté de Paul Morand, figurent également Louise de Vilmorin, André Maurois, Michel Déon, etc. ; un « banquet des prénoms » allait se tenir le 30 juin.

2 cartes autographes signées adressées à André Fraigneau – Vevey, 8 août et 14 septembre 1973 – 3 pp. in-12 obl. au total.

La préface aux entretiens avec Cocteau, qu’il ne pourra pas rédiger

« Heureux de lire votre écriture ; je vous envie Venise. J’aimerais bien parler de J.C. [Jean Cocteau] mais il me faudrait 15 jours et de la documentation sur ses dessins ; pouvez-vous m’en faire adresser ici (catalogue d’exposition, articles, etc…) J’en fais de même, en ce moment pour Jean Hugo. Je relis Beyle (Journal) ; je suis sa vérole à la trace, à travers la Lombardie, en ce moment.

[en P.S., Morand lui recommande un « petit hôtel charmant », qu’il situe à l’aide d’un plan]. Allez voir de ma part, si vous ne le connaissez pas, votre confrère, le Consul de France, Michel Huriet, qui écrit Nrf et Figaro, très charmant. »

« Huriet a été enchanté de vous connaître, tous deux. Je regrette de n’avoir pu faire la préface Cocteau ; j’avais accepté d’enthousiasme, et puis d’autres urgences sont intervenues : une présentation Jean Hugo, une autre sur le livre de Céleste, toutes exigées sur l’heure ; je n’y suffisais plus, car vous savez combien je suis lent à écrire. Bonne rentrée. »

Joint : un carton d’invitation adressé à André Fraigneau.

 

Quelques marques d’usure, voir photos.