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Paul VALÉRY – Jolie lettre écrite pendant un séjour à Londres (1934)

Lettre autographe signée adressée à Henry Durand-Davray – Londres, 22 novembre 1934 – 1 page in-8, à son adresse imprimée en-tête, 24 Hyde Park Gardens W2, enveloppe conservée.

 

« Mais quel sale brouillard ! je n’ai pas éprouvé depuis 1896 cette impression d’étouffer qui m’a fait fuir Londres en ce temps-là et qui me fait envisager le départ avec moins de regrets »

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Paul VALÉRY (1871 – 1945) – Écrivain et poète

Lettre autographe signée adressée à Henry Durand-Davray – Londres, 22 novembre 1934 – 1 page in-8, à son adresse imprimée en-tête, 24 Hyde Park Gardens W2, enveloppe conservée.

Aux prises avec un tourbillon de conférences dans le brouillard londonien

« Je vous remercie de votre gentille intention, BUT- je n’ai pas une minute à – nous !
Depuis mon arrivée, je ne cesse d’être en représentation – dans tous les sens du mot. Je suis crevé. Et ainsi jusqu’à mon départ, samedi probablement. Encore 2 conférences à « délivrer » ! Il faut ensuite filer à Nice, pour 48 h …et revenir à Paris, rédiger en toute hâte – le discours sur le prix de vertu (!) à l’Académie. J’aurais tant aimé flâner un peu à Londres et causer avec vous ainsi qu’avec quelques autres amis que je ne verrai même pas.
Mais quel sale brouillard ! je n’ai pas éprouvé depuis 1896 cette impression d’étouffer qui m’a fait fuir Londres en ce temps-là et qui me fait envisager le départ avec moins de regrets. à une autre fois !
[…] »

Pendant les années 1920-1930, Paul Valéry donne de nombreuses conférences en France comme en Europe. Deux jours avant, il avait pris la parole lors du banquet de l’Association France-Grande-Bretagne à l’Institut français du Royaume-Uni, centre culturel assurant la promotion de la langue et de la culture française à Londres et dans le reste du pays ; et le lendemain, il devait donner une conférence au King’s College.

Sur le fog londonien, Paul Valèry décrira son expérience lors d’un trajet en automobile : « les phares impuissants se cherchent comme à tâtons. La lumière n’a pas plus de portée que la longueur du bras. La vue est de l’ordre du toucher. »

Le critique littéraire Henry Durand-Davray (1873-1944), spécialiste de littérature anglaise au Mercure de France, est également connu comme le traducteur des œuvres d’H.G. Wells, Rudyard Kipling, Oscar Wilde et Yeats.

 

Bon état, voir photos.