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Roger MARTIN DU GARD – Belle correspondance relative à « Olivia » de Dorothy Bussy

Trois lettres autographes signées adressées à Marcel Thiébaut, comme directeur de la Revue de Paris – Nice, 20 septembre et 14 octobre 1949 – 4 p. ½ in-8, à son adresse en coin ; une enveloppe conservée.

 

« J’allais vous écrire pour vous dire tout le plaisir que m’avait causé votre éloge si chaleureux, si pertinent, si bien nuancé, d’Olivia. Gide l’avait lu aussi, et s’en montrait enchanté. »

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Roger MARTIN DU GARD (1881 – 1958) – Écrivain, prix Nobel de littérature (1937)

Trois lettres autographes signées adressées à Marcel Thiébaut, comme directeur de la Revue de Paris – Nice, 20 septembre et 14 octobre 1949 – 4 p. ½ in-8, à son adresse en coin ; une enveloppe conservée.

Intéressante correspondance évoquant Olivia, l’unique roman de Dorothy Bussy

20 septembre. « Cher ami, je suis ravi qu’Olivia vous ait plus. Je suis inconsolable à l’idée que vous l’auriez publiée dans la Revue de Paris ! Ces pages d’une inconnue, – octogénaire ?.. Dans la Revue de Paris ? Jamais je n’aurais osé vous offrir cette tardive primeur… Du coup, je m’enhardis, et vous envoie le manuscrit d’une amie belge – dont les poèmes vous sont peut-être connus ? Ils avaient retenu l’attention de Valéry.)

Aucun rapport avec Olivia, si ce n’est qu’il s’agit aussi des premiers émois d’une adolescente. […] Ah, ces pages où la pureté, la poésie et la passion s’enchevêtrant dans un cœur virginal, sont certes aussi loin que possible du roman-cinéma, rapide et brutal, auquel les Américains ont plié le goût du public…[…] »

20 septembre-soir. « Faut-il croire à la télépathie ? Non, car j’aurais dû rester chez moi pour vous recevoir. Et pourtant ! N’est-il pas incroyable que, à l’heure même où vous sonniez à ma porte, j’étais à la poste, où je recommandais un colis pour vous ? […] »

14 octobre. « J’allais vous écrire pour vous dire tout le plaisir que m’avait causé votre éloge si chaleureux, si pertinent, si bien nuancé, d’Olivia. Gide l’avait lu aussi, et s’en montrait enchanté. J’attends ces jours-ci Madame Bussy, et je me fais une joie de lui porter la revue. […] »

Olivia est l’unique roman de Dorothy Bussy (1865-1960) – paru en 1949 à la Hogarth Press, il met en scène la passion d’une jeune pensionnaire anglaise pour l’une de ses enseignantes françaises. Roger Martin du Gard en assurera la traduction, conjointement avec l’auteur.

 

Bon état, voir photos.