Loading...

Théodore de BANVILLE fait l’éloge d’Abel Hermant

Lettre autographe signée adressée à Abel Hermant – Lucenay-les-Aix (Nièvre). Lundi 17 juin 1889 – 3 pp. d’un double feuillet in-12, papier vergé.

 

« Vous êtes des plus sérieux espoirs du roman. Vous vous appuyez sur une observation lucide, sur une philosophie sérieuse, et vous montrez exempt déjà de toutes les formules ! »

140

1 en stock

1 en stock

Théodore de BANVILLE (1823 – 1891) – Poète et dramaturge

Lettre autographe signée adressée à Abel Hermant – Lucenay-les-Aix (Nièvre). Lundi 17 juin 1889 – 3 pp. d’un double feuillet in-12, papier vergé.

Commentaires élogieux sur ses derniers ouvrages

« Mon cher Ami,

Avant de quitter Paris, je voulais aller vous voir, comme je vous l’avais dit. Cela m’a été impossible, et je l’ai beaucoup regretté pour toutes sortes de raisons. J’aurais été bien heureux de vous serrer la main, et de présenter mes respects à Madame Abel Hermant, chez elle. Mais à ce moment -là, j’étais si souffrant que je n’en pouvais plus, et les orages de Paris m’étouffaient. Vous êtes, vous à l’âge où on respire bien parfaitement par tous les temps. Dans bien des années, lorsque vous serez un homme mur et qu’à votre tour vous vous plaindrez du soleil et de la pluie, vous aurez la satisfaction de voir déjà dans votre passé un tas de belles œuvres. Vous êtes des plus sérieux espoirs du roman. Vous vous appuyez sur une observation lucide, sur une philosophie sérieuse, et vous montrez exempt déjà de toutes les formules ! J’ai lu avec un bien grand plaisir le Vertige de l’Évidence, cette grande nouvelle est écrite avec l’art le plus savant des préparations et irréprochablement écrite. Je pense que votre prochain livre, d’après ce que vous m’avez dit si différent de la Surintendante, nous réserve de bonnes surprises.

Malades, nous n’avons pas vu non plus la famille Charpentier ; nous sommes partis comme des voleurs. De la part de ma femme et de la mienne, veuillez transmettre là, comme chez vos parents, les meilleurs souvenirs et les plus humbles respects de votre dévoué Théodore de Banville. »

Les deux ouvrages évoqués sont parus en 1889 chez Charpentier. Abel Hermant (1862-1950) avait épousé Georgette Charpentier, fille de l’éditeur le 29 novembre 1888, elle était alors âgée de 16 ans. Ils divorceront en novembre 1892.

Bon état, voir photos.