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Victor HUGO – Anéanti par l’accident tragique de Léopoldine (1843)

Lettre autographe signée Victor H. adressée à Delphine de Girardin – [Paris, le 14 septembre 1843], jeudi soir – 1 page sur un double feuillet in-8, sur papier bleuté, adresse sur le second feuillet : Madame Delphine de Girardin / 41, r. Laffitte.

 

« Ma pauvre femme anéantie me dit comme vous avez été bonne pour elle. Je reconnais bien là votre cœur si noble et si doux. »

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Victor HUGO (1802 – 1885) – Poète et dramaturge

Lettre autographe signée Victor H. adressée à Delphine de Girardin – [Paris, le 14 septembre 1843], jeudi soir – 1 page sur un double feuillet in-8, sur papier bleuté, adresse sur le second feuillet : Madame Delphine de Girardin / 41, r. Laffitte.

Lettre bouleversante, au lendemain du décès accidentel de Léopoldine

« J’arrive à Paris, Madame. Ma pauvre femme anéantie me dit comme vous avez été bonne pour elle. Je reconnais bien là votre cœur si noble et si doux. J’éprouve le besoin de vous en remercier dans mon accablement et de vous dire que je suis à vous du fond de l’âme. Vous êtes excellente comme vous êtes admirable, naturellement. Moi qui souffre, je vous bénis et je vous aime. À vos pieds. »

Fille aînée de Victor Hugo et Adèle Foucher, Léopoldine (1824-1843) est décédée dix jours plus tôt, à Villequier à l’âge de 19 ans, par noyade pendant une promenade en canot sur la Seine. Charles Vacquerie, qu’elle avait épousé le 15 février, son oncle Pierre Vacquerie, ancien marin, accompagné de son fils de 11 ans périssent également dans l’accident. La mort tragique de sa fille aura une influence considérable sur l’œuvre de Victor Hugo et lui inspirera son célèbre poème paru dans Les Contemplations (1856), À Léopoldine

Fille de la salonnière et femme de lettres Sophie Gay, Delphine Gay (1804-1855) épouse en 1831 Émile de Girardin, fondateur du journal La Presse (première parution en juillet 1836). Elle est propulsée très tôt dans les milieux artistiques et littéraires par sa mère qui tient un salon très en vue, au 11 de la rue Saint-Georges, puis au 41 rue Laffitte. Entre 1836 et 1848, elle rédige, dans le journal dirigé par son mari, un feuilleton hebdomadaire intitulé « Courrier de Paris » sous le pseudonyme du vicomte de Launay, en forme de chronique de la vie parisienne. Les mercredis, elle reçoit, comme sa mère, les acteurs majeurs de la vie littéraire et politique de l’époque, dont Théophile Gautier, Alphonse de Lamartine ou Victor Hugo.

Victor Hugo entretiendra une amitié durable avec Delphine de Girardin, comme avec son mari avec qui il défend des opinions communes, en littérature comme en politique.

Bon état, voir photo.