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Victor HUGO – Exprimant sa révolte face au retour de la censure

Lettre autographe signée Vtor Hugo adressée à Antony Thouret – Paris, le 6 avril 1831 – 2 pp. sur un feuillet double in-8, adresse et marques postales : Monsieur Anthony Thouret, 39, r. Croix des petits-champs.

 

« Je compte bien sur l’appui des auteurs dramatiques chez qui les idées de courage et de résistance sont malheureusement rares. Mais il y a d’honorables exceptions, et je ferai cause commune avec celles-là. »

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Victor HUGO (1802 – 1885) – Poète et dramaturge

Lettre autographe signée Vtor Hugo adressée à Antony Thouret – Paris, le 6 avril 1831 – 2 pp. sur un feuillet double in-8, adresse et marques postales : Monsieur Anthony Thouret, 39, r. Croix des petits-champs.

Relative à ses œuvres en cours et à la question de la censure dramatique

« Je voulais, monsieur, vous aller voir, car il faudrait beaucoup de paroles pour vous remercier de tous vos aimables procédés. Votre dernière lettre y a mis le comble. Certainement, vous aurez cet exemplaire de mes ouvrages que vous avez la bonté de désirer à mesure que les in-8° paraîtront, vous pourrez compter que je n’aurai pas de plus grand plaisir que de vous les offrir. J’espère être bientôt à même de vous envoyer les trois autres romans, qui avec Cromwell compléteront votre collection. Je vous remercie mille fois de vos bonnes offres de service. J’en userai, et tâcherai de n’en pas abuser. Venez me voir quand vous le pourrez. J’en ferai autant de mon côté. Les comités polonais et autres, me dévorent tout mon temps. On parle en ce moment de rétablir la censure dramatique. Si on l’ose, je lutterai jusqu’au dernier moment. J’espère que vous m’y aiderez. Je compte bien sur l’appui des auteurs dramatiques chez qui les idées de courage et de résistance sont malheureusement rares. Mais il y a d’honorables exceptions, et je ferai cause commune avec celles-là. Nous causerons de tous cela, la première fois que j’aurai l’honneur de vous voir. […] » 

Après une éphémère carrière d’avocat, Antony Thouret (1807-1871), se consacre à l’écriture et s’engage en politique. Défenseur des idéaux républicains, il fonde le journal La Révolution de 1830 et collaborera plus tard à La Réforme. Son opposition farouche à la Monarchie de Juillet qu’il exprime dans ses articles lui vaudra un emprisonnement de 28 mois à Sainte-Pélagie, puis à La Force, puis à Douai. Suite au Coup d’État de 1851, comme son ami Hugo, Thouret sera contraint à l’exil et s’installera quelque temps en Suisse.

 Papier légèrement froissé, déchirure au due à l’ouverture, voir photos.