Victor HUGO – Lettre autographe signée à Ludovic Vitet, futur marié
Lettre autographe signée « Victor » adressée à Ludovic Vitet – Paris, 10 mars [1832] – 1 page sur une double feuillet in-8, adresse et marque postale au verso ; mention postérieure « 32 » au crayon bleu.
« Une chose seulement sera difficile, ce sera de vous aimer plus que vos amis ne vous aiment. »
Réservé
Victor HUGO (1802 – 1885) – Poète et dramaturge
Lettre autographe signée « Victor » adressée à Ludovic Vitet – Paris, 10 mars [1832] – 1 page sur une double feuillet in-8, adresse et marque postale au verso ; mention postérieure « 32 » au crayon bleu.
Hugo se réjouit du mariage prochain de son ami
« Merci, mon cher Vitet, de votre bonne et cordiale lettre. Vous savez à quel point je suis tout à vous. Je serai ravi de vous voir marié,…très heureux que vous me présentiez à votre femme. Je suis sûr qu’elle est tout ce que doit être une femme choisie par vous. Une chose seulement sera difficile, ce sera de vous aimer plus que vos amis ne vous aiment. Mettez moi à ses pieds. »
Son ami Vitet allait épouser Cécile Périer (1814-1858), fille du banquier et industriel Scipion Périer, le 29 octobre 1932.
Ludovic Vitet (1802-1873) se destina à l’enseignement avant d’opter pour les lettres. Rédacteur au Globe ainsi qu’à la Revue française, à la Revue des Deux Mondes et au Journal des savants entre autres, il fut d’abord un fervent avocat du libéralisme et du romantisme naissant. Ayant pris parti pour une monarchie constitutionnelle, il poursuivit une fructueuse carrière politique jusqu’à l’avènement du Second Empire : inspecteur des monuments historiques, secrétaire général du ministère du Commerce, député de la Seine-Inférieure, conseiller d’État. Il abandonna la politique après le coup d’État de 1851, se consacrant à des études d’histoire, d’art et d’archéologie. De nouveau élu député de la Seine-Inférieure à l’Assemblée nationale en 1871, il meurt deux ans plus tard.
Légèrement froissée, déchirure au cachet, voir photos.


