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Albert CAMUS – Rare lettre à René Char, évoquant ses poèmes (1950)

Lettre autographe signée adressée à René Char – [Cabris (Alpes-Maritimes)], 7 juin [1950] – 1 page grand in-4 (21 x 27 cm), enveloppe conservée : M. René Char – 5,rue Jules Chaplain – Paris 14.

 

« Et le poème sur le taureau me tient compagnie, épinglé à la tête de mon lit, depuis un mois. » 

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Albert CAMUS (1913 – 1960) – Romancier, philosophe et dramaturge

Lettre autographe signée adressée à René Char – [Cabris (Alpes-Maritimes)], 7 juin [1950] – 1 page grand in-4 (21 x 27 cm), enveloppe conservée : M. René Char – 5, rue Jules Chaplain – Paris 14.

Rare lettre de son premier séjour à Cabris

Au retour de son voyage au Brésil, Albert Camus souffre d’une rechute de tuberculose pendant les derniers mois de 1949. Sur le conseil de son médecin, qui lui recommande un temps chaud et sec, il se rend en Haute Provence, à Cabris, non sans avoir assisté à la première des Justes, où Maria Casarès tient le rôle de Dora (15 décembre 1949). À partir de janvier, il séjourne avec Francine dans la villa Les Audides, mise à sa disposition par Pierre Herbart, un ami d’André Gide. Au mois de mai, il déménage pour la Villa Montjonc et commence à travailler sur L’Homme révolté.

« Je passerai à Paris 48 heures vers le 20 juin. J’essaierai de vous voir alors, mais ce sera bien court. Je ferai un séjour plus long vers le 15 juillet. Y serez-vous ? Ensuite, je n’ai rien décidé. Peut-être les Alpes italiennes, si je n’ai pas trouvé mieux [début août, Camus séjournera en compagnie de Maria Casarès au col de la Schlucht à l’Hôtel des Roches, puis dans les Vosges, avant de rejoindre Francine et les enfants près du lac d’Annecy].

Empédocle est de plus en plus mauvais. Nous sommes très bien venus d’en partir. Mais j’ai trouvé admirable votre texte de Bouteille obscure. Merci de me l’avoir envoyé. Je le relis encore. Et le poème sur le taureau me tient compagnie, épinglé à la tête de mon lit, depuis un mois. A bientôt peut-être – Toute l’affection de votre ami » 

Albert Camus et René Char avaient participé à la création de la revue Empédocle en 1949, le dernier numéro sort en 1950, quelques semaines après cette lettre.

La revue Botteghe Oscure, fondée par la collectionneuse et mécène américaine, naturalisée italienne, Marguerite Caetani, princesse de Bassiano, avait publié dans son numéro de mai 1950 deux poèmes de René Char : La Lune d’Hypnos et L’Adolescent souffleté, ainsi qu’un texte, Recherche de la base et du sommet.

Le poème Le taureau, dont René Char fait la primeur à son ami puisqu’il ne paraît dans Les Cahiers du Sud qu’en mars 1951, sera intégré à son recueil Quatre fascinants.

 

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