Mémoire d'encres - Lettre autographe signée d'Alphonse de Lamartine

Alphonse de LAMARTINE – Belle lettre adressée à Eugène Pelletan

Lettre autographe signée adressée à Eugène Pelletan – Monceau, 14 novembre 1852 – 3 pp. in-8.

 

« L’âme d’un pays qui conserve de telles voix n’est pas morte. Heureux ceux qui la comprennent en l’entendant ! »

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Alphonse de LAMARTINE (1790 – 1869) – Poète, romancier et homme politique

Lettre autographe signée adressée à Eugène Pelletan – Monceau, 14 novembre 1852 – 3 pp. in-8.

Belle lettre de compliments élogieux et émus

« On voudrait sortir de son sépulcre pour lire et pour entendre cet admirable portrait de sa mémoire tracé par une main d’une telle amitié et d’autant plus beau qu’il est plus partial. Jamais vous n’avez écrit rien de plus suave, de plus beau et de plus courageux. L’âme d’un pays qui conserve de telles voix n’est pas morte. Heureux ceux qui la comprennent en l’entendant !

J’irai dans peu de jours vous voir et vous remercier à Paris mais en attendant, sachez quelles pulsations fortes et douces jusqu’aux larmes vous avez données d’un trait de plume aux cœurs nombreux qui vous aiment à Monceau.

Adieu et plus qu’amitié ! attachement posthume de ma mémoire à votre nom.

[P.S.] Tâchez d’encourager à l’abonnement au Civilisateur [son dernier tome du Civilisateur, Histoire de l’humanité par les grands hommes, consacré à Homère, Jeanne d’Arc, Christophe Colomb, Gutenberg, etc.], mon seul salut ici bas et voyez Havin pour mon histoire du Siècle des Médicis qui me ressusciterait encore. »

L’écrivain et journaliste Eugène Pelletan (1813-1884) appartient au cercle de George Sand. Il se lie d’amitié avec Lamartine, qui lui communique ses aspirations républicaines ; il devient député de la Seine, puis des Bouches-du-Rhône. En 1857, il publiera Le Monde marche : lettres à Lamartine et Lamartine en 1869.

Début 1852, il fait paraître dans Le Siècle une série d’articles en faveur du suffrage universel et y collaborera pendant quatre années avant d’entrer à la rédaction de La Presse. Les propos élogieux adressées par Lamartine ici concernent probablement sa Profession de foi du XIXe siècle, récemment publiée, dans laquelle il expose sa doctrine sur le progrès.

 

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