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[BEAUX-ARTS]. Étienne CARJAT – Victime d’un escroc, il est contraint de vendre sa maison (1884)

Lettre autographe signée « Ton vieux déveinard qui t’aime », à un ami – Paris, 21 novembre 1884 – 1 page sur un double feuillet in-8, papier à en-tête ET. CARJAT & Cie. PHOTOGRAPHES.

 

« me retirer sans le sou, c’est vrai, mais la tête haute »

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Étienne CARJAT (1828 – 1906) – Photographe et journaliste

Lettre autographe signée « Ton vieux déveinard qui t’aime », à un ami – Paris, 21 novembre 1884 – 1 page sur un double feuillet in-8, papier à en-tête ET. CARJAT & Cie. PHOTOGRAPHES.

Victime d’un abus de confiance, il choisit de se « retirer sans le sou, mais la tête haute »

« Comme tu le verras, par la circulaire ci-jointe, je convoque tout un monde, dimanche 23 à 2h 1/2, chez moi.
Par une de ces décisions du sort qui n’arrivent qu’à moi, te voilà au Havre, et Gérard est malade. Bonnet seul sera sur la brèche, pour prendre la parole au nom du Conseil provisoire et aider votre vieil ami.
Écris-moi donc, courrier par coursiers un mot bien chaud et bien sympathique pour moi, expliquant le regret de ton absence et t’associant d’avance aux efforts de nos amis communs.
Je crois avoir trouvé le moyen en me sacrifiant à vrai dire, en faisant procéder par un comité choisi par la réunion, à la vente de ma maison, de désintéresser tout le monde et de pouvoir me retirer sans le sou, c’est vrai, mais la tête haute.
Je compte sur ton bon cœur et sur ta bonne plume. Ton vieux déveinard qui t’aime. »

La lettre fait référence à un abus de confiance dont Étienne Carjat a été la victime dès septembre 1884. L’affaire éclate lorsqu’une comédienne, Mlle Rousselle, se fait dérober ses bijoux laissés en dépôt chez lui (Cf. Le Courrier du soir du 6 décembre, « Carjat victime d’un abus de confiance » et Le Voltaire du 9 décembre 1884, affaire Carjat contre Boyer de Pouze). En résumé : le photographe, désireux d’agrandir son atelier, forme une société au capital de 100.000frs et ouvre une souscription pour recueillir les fonds. Il choisit comme mandataire Monsieur Boyer de Pouze qui abuse de sa confiance et détourne plus de 10.000frs de la souscription et vole le coffre à bijoux de Mlle Rousselle… avant de prendre la fuite.

 

Petites déchirures marginales, voir photo.