Fr.-René de CHATEAUBRIAND remercie la comtesse de Genlis pour sa dédicace
Lettre autographe signée adressée à Félicité du Crest, comtesse de Genlis – Paris, le 16 juillet 1824 – 2 pp. ¾ sur un feuillet double in-4.
« Je veux un peu me reposer avant de mourir, pour que le changement ne soit pas trop brusque. »
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François-René de CHATEAUBRIAND (1768 – 1848) – Écrivain et homme politique, précurseur du Romantisme
Lettre autographe signée adressée à Félicité du Crest, comtesse de Genlis – Paris, le 16 juillet 1824 – 2 pp. ¾ sur un feuillet double in-4.
Remerciements élogieux après la dédicace des Prisonniers
« Que je suis honteux, Madame la Comtesse, de répondre si tard à la lettre si raisonnable et si charmante à la fois, que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Je voudrais pouvoir prendre auprès de moi cet intéressant jeune homme mais je n’ai rien à lui donner ni rien à lui faire écrire. Je veux un peu me reposer avant de mourir, pour que le changement ne soit pas trop brusque. Plaignez-moi, Madame ; au milieu des derniers accidents de ma vie, vos Athées me sont restées inconnus ; : je vais reprendre mes lectures. Vos mémoires auront un grand succès, personne ne conte plus agréablement, et ne dit mieux que vous. Vous m’avez fait trop d’honneur par votre dédicace. Je n’ai à vous offrir en échange que le tribut de ma vieille admiration. Je voudrais consacrer l’expression dans quelque ouvrage, mais il y a déjà longtemps que vous vous êtes chargée du soin d’une immortalité qui n’a pas besoin de moi pour être reconnue.
Je mets à vos pieds, Madame, Mon dévouement et mes respectueux hommages. »
Chateaubriand évoque ici Les Prisonniers de la comtesse de Genlis (1746-1830), ouvrage paru la même année, contenant six nouvelles et une notice historique pour l’amélioration des prisons. L’œuvre est dédicacée à Chateaubriand, mais dans ses mémoires (pp. 266-267), la comtesse de Genlis nous confie qu’elle souhaitait en première intention dédier cet ouvrage à Madame Récamier, car celle-ci l’avait soutenue et enjointe à l’écrire.
Chateaubriand évoque ensuite la dernière publication de la comtesse, Les Athées conséquents, ou Mémoires du commandeur de Linanges.
Traces d’usure, petites fentes aux plis, voir photos.



