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Frédéric CHOPIN, inquiet de la santé de George Sand

Lettre autographe signée « Chopin » adressée à son médecin le Docteur Jean-Jacques Molin – [Paris, 26 décembre 1845], Dimanche matin – 1 page in-8 (13,5 x 19 cm env.), au verso figure le cachet de la « Collection George-Sand », timbre à sec en coin.

 

« Madame Sand est souffrante depuis 2 jours.- Veuillez avoir la bonté de venir la voir, aujourdhui » 

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Frédéric CHOPIN (1810 – 1849) – Compositeur et pianiste

Lettre autographe signée « Chopin » adressée à son médecin le Docteur Jean-Jacques Molin – [Paris, décembre 1845], Dimanche matin – 1 page in-8 (13,5 x 19 cm env.), au verso figure le cachet de la « Collection George-Sand », timbre à sec en coin.

Au chevet de George Sand

« Cher Docteur,

Madame Sand est souffrante depuis 2 jours.- Veuillez avoir la bonté de venir la voir, aujourdhui le plus tôt qu’il vous sera possible.- Vous obligerez votre tout dévoué.  Dimanche matin » 

Parmi les nombreux médecins de Chopin (le Dr Papet à Nohant, Sir James Clark, également médecin de la famille royale d’Angleterre, le Dr Mallan, homéopathe à Londres, etc.), le Docteur Jean-Jacques Molin (1797-1848) fut celui qui remédiait le mieux à sa maladie. Sa disparition troubla le compositeur au plus haut point, il ne fit pratiquement plus confiance ensuite à aucun praticien, passant fréquemment de l’un à l’autre, au préjudice de sa santé.

Dans une lettre adressée à sa famille à Varsovie, datée du 24 décembre 1845, mais rédigée sur plusieurs jours, Frédéric Chopin se désole de l’état de santé de la maisonnée, où tout le monde est enrhumé et notamment George Sand qui souffre de la gorge et doit garder la chambre ; il continue : « Plus on a de santé et moins on supporte les malaises avec résignation. À cela pas de remède. La raison elle-même n’y peut rien. Paris tout entier tousse cette semaine ». Plus loin, il plaint « la chère créature » qui est souffrante, alors que c’est la veille de Noël : « La veillée de Noël est triste ici parce qu’ils sont tous malades et ne veulent pas de médecin. Ils sont tous très enrhumés et gardent le lit. Ils maudissent Paris […]. » Il termine sur une note d’espoir, espérant que tout ira mieux dans un jour ou deux et constate finalement qu’il est celui qui a le plus de force.

Joint : tapuscrit signé par Arthur Hedley (1905-1969), daté du 7 juillet 1967, attestant de l’authenticité et de la provenance du document. Le musicologue Arthur Hedley, collectionneur et biographe de Chopin, avait constitué un ensemble remarquable de manuscrits et de lettres du compositeur.

Provenance : collection George Sand, puis collection Arthur Hedley.

Références : Correspondance de Frédéric Chopin, Richard Masse, 1981. T. III, page 231.

Petits accidents marginaux, plis fragiles, dont un avec petites perforations, hors texte, voir photos.