Guy de MAUPASSANT demande une faveur à Henry Céard
Lettre autographe signée adressée à Henry Céard – Paris, 30 décembre [1879] – 1 page sur un double feuillet in-8, en-tête imprimé en coin : Cabinet du Ministre de l’Instruction Publique des Cultes & des Beaux-Arts ; note postérieure 1879 au crayon sur le second feuillet.
« Avez-vous pu me rendre le service de passer à l’Ambigu au sujet de la loge pour Mme Brainne. »
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Guy de MAUPASSANT (1850 – 1893) – Écrivain et chroniqueur
Lettre autographe signée adressée à Henry Céard – Paris, 30 décembre [1879] – 1 page sur un double feuillet in-8, en-tête imprimé en coin : Cabinet du Ministre de l’Instruction Publique des Cultes & des Beaux-Arts ; note postérieure 1879 au crayon sur le second feuillet.
Pour permettre à une amie chère d’assister à une représentation de L’Assommoir
« Mon cher Céard,
Pourriez-vous me procurer le règlement sur l’administration Centrale de votre ministère ; ou me faire connaître de vive voix les conditions d’admission, les appointements de chaque classe d’employés, le nombre de ces classes. Les différents ordres de sous-chefs et chefs et combien ils touchent.
Vous verra-t-on jeudi ? [les jeudis de Zola, qui se tiennent tous les jeudis dans le salon rouge de la rue Ballu et qui sont organisés autour du cercles des naturalistes]. à vous.
[P.S.] Avez-vous pu me rendre le service de passer à l’Ambigu au sujet de la loge pour Mme Brainne. »
Après des débuts au ministère de la Marine, Maupassant parvient à être rattaché au ministère de l’Instruction publique grâce à l’insistance de Flaubert auprès de son ami Agénor Bardoux, ministre de l’Instruction publique. À partir de janvier 1879, Maupassant devient donc le secrétaire de Xavier Charmes, chef de cabinet du ministre, pour un traitement mensuel de 2.400frs. Lorsque Jules Ferry remplacera Agénor Bardoux, en févier 1879, Maupassant restera en poste.
Sur la demande de loge : en janvier 1879 le théâtre de l’Ambigu donne L’Assommoir, d’après Zola, qui va remporter un succès remarquable avec 254 représentations. La demande est faite au bénéfice de Léonie Brainne (1836-1883), née Rivoire, veuve depuis 1864 du journaliste Charles Brainne, qui fut collaborateur au journal La Presse. Elle est également la mère d’Henri Brainne, ami de Maupassant. Léonie Brainne fut une amie intime de Gustave Flaubert comme de Guy Maupassant, celui-ci devait lui dédier son roman Une Vie en 1883 avec cette touchante dédicace : « À Mme Brainne, hommage d’un ami dévoué et en souvenir d’un ami mort. »
Bon état, voir photos.


