Hans von BÜLOW prend la place de Richard Wagner, le temps d’un opéra
Lettre autographe signée probablement adressée à Karl von Perfall – Munich, 8 avril 1868 – 1 page in-8 à son monogramme gaufré en tête, deuil ; deux notes allographes : « Bülow » au recto et « veröffentlicht in Die Musik » [publié dans Die Musik], au verso.
Au nom de M. Richard Wagner, je vous remercie sincèrement pour votre aimable invitation.
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Hans von BÜLOW (1830 – 1894) – Chef d’orchestre, compositeur et musicologue
Lettre autographe signée probablement adressée à Karl von Perfall – Munich, 8 avril 1868 – 1 page in-8 à son monogramme gaufré en tête, deuil ; deux notes allographes : « Bülow » au recto et « veröffentlicht in Die Musik » [publié dans Die Musik], au verso.
Hans von Bülow convoite la place de Richard Wagner, dans une loge
« Verehrter Herr Direktor,
Für Ihre gütige Einladung sage ich Ihnen zugleich im Nahmen des Herrn Richard Wagner meinen verbindlichsten Dank. Leider ist der Meister nicht in derjenigen gesundheitlichen Verfassung welche ihm gestattet, den heutigen Abend in Ihrem Theater zuzubringen. Sollte jedoch meine Wenigkeit ohne die illustre Begleitung nicht zu unwillkommen sein, so werde ich so frei sein, die Gastfreundschaft Ihrer Loge nach einer Opernprobe von Abu Haßan welche um 6 Uhr beginnt und vermutlich vor 8 Uhr enden wird, in Anspruch zu nehmen. Bis da hin habe ich die Ehre mich Ihnen hochachtungsvoll dankend zu empfehlen als Ihren ergebensten. »
Traduction Au nom de M. Richard Wagner, je vous remercie sincèrement pour votre aimable invitation [en 1868, Wagner séjourne à Munich du 17 mars au 21 avril, puis du 21 mai au 24 juin]. Malheureusement, le maître n’est pas en assez bonne santé pour pouvoir passer la soirée dans votre théâtre. Toutefois, si ma modeste personne n’est pas trop importune sans l’illustre compagnie, je me permettrai de profiter de l’hospitalité de votre loge après une répétition de l’opéra Abu Hassan qui commence à 18 heures et se terminera probablement avant 20 heures. D’ici là, j’ai l’honneur de vous présenter mes respects et mes remerciements les plus sincères. Votre très dévoué.
De 1864 à 1869, Hans von Bülow est chef d’orchestre à l’opéra de Munich, où il dirige notamment Tristan et Isolde (1865) et Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (1868). La fin de cette période munichoise marque le terme de la première partie de sa vie : Cosima va le quitter pour épouser Richard Wagner, ce qu’il vivra comme une trahison de la part du musicien auquel il avait dévoué de nombreuses années de sa vie. Il se consacrera ensuite à une série de tournées, qui le conduira vers d’autres horizons ‘Italie, Russie, Angleterre, États-Unis).
Karl von Perfall (1824-1907) est responsable de la gestion et de l’organsiation des productions du Théâtre Royal de Munich (Hoftheater) de 1866 à 1893, alors que Bülow y est Hofkapellmeister (1867-1869). La nomination de Perfall à ce poste améliora considérablement l’autorité de Bülow, les deux hommes y développèrent une collaboration fructueuse qui favorisa la représentation d’œuvres de premier plan : Les Joyeuses Dames de Windsor, Guillaume Tell, Orphée, Armide, L’Enlèvement au Sérail, Le Hollandais volant, etc.
Infime manque dans un coin, voir photo.


