Mémoire d'encres - Lettre autographe signée d'Hector Berlioz

Hector BERLIOZ met en musique « La Mort d’Ophélie » sur un poème d’Ernest Legouvé

Lettre autographe signée adressée à Ernest Legouvé – Paris, [8 mai 1842] – 1 page sur un feuillet in-8, motif gaufré en coin.

 

« J’ai à vous faire entendre ce que j’ai écrit la semaine dernière sur vos vers charmants de la Mort d’Ophélie. »

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Hector BERLIOZ (1803 – 1869) – Compositeur et chef d’orchestre

Lettre autographe signée adressée à Ernest Legouvé Paris, [8 mai 1842] – 1 page sur un feuillet in-8, motif gaufré en coin.

Sur la mise en musique de La Mort d’Ophélie

« Mon cher Legouvé,

Quand vous viendrez à Paris, avertissez-moi, je vous prie. J’ai à vous faire entendre ce que j’ai écrit la semaine dernière sur vos vers charmants de la Mort d’Ophélie (que j’avais perdus et que j’ai retrouvés). Si cette musique vous plaît, j’instrumenterai l’accompagnement de piano pour un joli petit orchestre et je pourrai faire exécuter le tout à un de mes concerts.
Mille amitiés sincères.
»

Composée sur un poème d’Ernest Legouvé inspiré d’Hamlet, La mort d’Ophélie est une ballade pour soprano (ou ténor) et piano, puis pour Chœur de femmes et orchestre (ou piano). Elle sera intégrée à un recueil conçu en hommage à William Shakespeare, intitulé Tristia, qui comprend également une Méditation religieuse sur un poème de Thomas Moore et sa Marche funèbre pour la dernière scène d’Hamlet. En réalité, Berlioz instrumentera la ballade plusieurs années plus tard, en juillet 1848, avant qu’il ne trouve sa place dans le recueil Tristia (1851), mais ne fut jamais exécutée du vivant du compositeur.

Le poète et dramaturge Ernest Legouvé (1807-1903) était membre de l’Académie française et restera proche de Berlioz toute sa vie durant ; il lui consacrera un chapitre dans Soixante ans de souvenirs qu’il publiera en 1861.

Référence : Correspondance Berlioz, no 769bis, T. VII, pp.192 et 193)

 

Légèrement froissé, voir photo.