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Henri BARBUSSE – Intéressante lettre à Georges Courteline

Lettre autographe signée adressée à Georges Courteline – Paris, 3 août 1896 – 2 pp. d’un double feuillet in-12, papier vergé.

 

« Je vous serais très reconnaissant, mon cher Courteline, de ne pas répéter publiquement comme vous le faîtes, ce que Catulle a cru devoir vous dire… »

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Henri BARBUSSE (1873 – 1935) – Écrivain et homme politique

Lettre autographe signée adressée à Georges CourtelineParis, 3 août 1896 – 2 pp. d’un double feuillet in-12, papier vergé.

À propos d’une indiscrétion de Catulle Mendès

« Je vous serais très reconnaissant, mon cher Courteline, de ne pas répéter publiquement comme vous le faîtes, ce que Catulle a cru devoir vous dire d’une conversation que nous avons eue ensemble. Il m’est très pénible que des confidences où je ne suis pas seul en nom deviennent la proie des indifférents. Je vous en parle à vous, mon cher Courteline, sans aucune acrimonie ; je m’adresse à la sympathie que vous m’avez quelquefois témoignée – au nom de celle que vous m’inspirez. »

Le jeune Henri Barbusse avait fait la connaissance de Catulle Mendès en 1893 et ce dernier l’avait aidé en publiant dans L’Echo de Paris un article déterminant pour faire connaître Pleureuses, son recueil de poésies (3 avril 1894). Les deux hommes se lient d’amitié et, à partir de 1895, Barbusse devient un habitué de la maison de Chatou, où il fréquente « les filles de Catulle Mendès », peintes par Renoir. La plus jeune des filles, Hélyonne, est attirée par Barbusse, mais son père s’oppose à leur union, compte tenu de leur différence d’âges. Les choses s’amélioreront pendant l’hiver 1896, Catulle Mendès assouplira sa position et l’amour triomphera !

Courteline n’est pas non plus absent de l’équation : Catulle Mendès souhaitait ardemment que sa seconde fille, Hughette, devienne son épouse, alors que celle-ci ne partageait pas le même enthousiasme.

 

Bon état, voir photos.