Henri de GUISE s’emporte à propos des Évêchés de Metz, Toul et Verdun
Lettre autographe signée adressée au marquis de Villeroy, conseiller du roi, en son conseil d’État, premier secrétaire de ses commandements – S.l. [c.1585] – 1 page grand in-folio (22,5 x 36 cm), adresse avec cachets armoriés de cire grenat.
« Monsieur, il faut que je me plaigne bien fort a vous et de vous quy estes un prometteur et mauvaise caution…»
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Henri de GUISE (Henri de Lorraine. 1550 – 1588) – Duc de Guise, chef de la Ligue catholique
Lettre autographe signée adressée au marquis de Villeroy, conseiller du roi, en son conseil d’État, premier secrétaire de ses commandements – S.l. [c.1585] – 1 page grand in-folio (22,5 x 36 cm), adresse avec cachets armoriés de cire grenat
Lettre de virulents reproches concernant les Trois Évêchés lorrains
« Monsieur, il faut que je me plaigne bien fort a vous et de vous quy estes un prometteur et mauvaise caution / Ceux de Metz ont eu six prets despuis leurs montres, Verdun et Tou[l] rien du tout… Je l’ay seu trop tart de catre heures pour l’empescher et l’anvoyer a Verdun et Tou[l] / comme dorénavant je ferai / ce que les tresoriers nous dirent devant moy que Monsr d’Espernon faisoit fournir sous son credit estoit une manterie, sortant de la recette de Challons. Je vous supplie d’y faire donner prompt ordre, n’estant possible de vivre insy / Je ne m’en puis plaindre qu’à vous quy m’en avez fait les promesses sy observees… Je me recommande, pour fin de ma juste collere, en voz bonnes graces…»
Le « balafré », duc de Guise et chef rebelle de la Ligue. Brillant, cultivé, séduisant, courageux, charismatique, Henri de Lorraine (1550-1588) servit d’abord la royauté, trop ambitieux, menant par ailleurs une vie moralement et financièrement déréglée, il se vit refuser un mariage avec Marguerite de France, et dénier des rôles politiques ou militaires de premier plan. En 1578, tout en continuant de mener des actions contre les protestants, il entra franchement dans l’opposition au pouvoir royal et, après la mort du duc d’Anjou qui faisait d’Henri de Navarre l’héritier de la Couronne, il se comporta en chef de parti rebelle et acquit par ses succès une stature menaçante. Henri III commandita alors son assassinat, qui fut perpétré le 23 décembre 1588.
Mouillures en marges haute et basse, sans atteinte au texte, voir photos.


