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Henry de MONTHERLANT – À propos de la mémoire de Maurice Barrès

Lettre autographe signée à Christian Melchior-Bonnet, alors rédacteur du Petit Journal, à Clermont-Ferrand – Paris, 26 novembre 1943 – 2 pp. in-4, enveloppe conservée.

 

« vous trouverez dans Aux Fontaines du désir les pages que j’écrivis au lendemain de la mort de Barrès, et dans le Solstice les plus récents que j’ai écrites sur lui, déplorant le silence fait à son sujet. »

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Henry de MONTHERLANT (1895 – 1972) – Romancier et dramaturge

Lettre autographe signée à Christian Melchior-Bonnet, alors rédacteur du Petit Journal, à Clermont-Ferrand – Paris, 26 novembre 1943 – 2 pp. in-4, enveloppe conservée.

Sur une demande d’articles pour le 20e anniversaire de la mort de Maurice Barrès

« Hélas, cher Monsieur, je vais encore faire la réponse que j’ai faite déjà – précisément- trois fois à propos de l’anniversaire de Barrès. Préfaces, radios, articles, on me demande sans cesse de tels travaux. Et, si je ne veux pas me disperser dans des broutilles, qui chacune ne demandent que quelques heures, mais mis bout à bout occupent deux mois, pendant lesquels on ne fait rien d’important. Il faut refuser tout en bloc, même qu’on aurait les meilleures raisons, d’amitiés ou intellectuelles, d’accepter. Si vous le désirez, vous trouverez dans Aux Fontaines du désir les pages que j’écrivis au lendemain de la mort de Barrès, et dans le Solstice les plus récents que j’ai écrites sur lui, déplorant le silence fait à son sujet. Dans les unes et les autres vous pourrez puiser tout ce que vous voudrez. N’écrivant depuis Le Solstice que des œuvres dites « construites », je ne donne plus ou presque plus d’articles. Il peut se trouver qu’il m’en vienne un qui vous convienne, mais je ne peux vous en donner l’assurance… Je suis désolé de vous décevoir ainsi, Monsieur, mais je suis sûr qu’au fond vous me comprendrez. Croyez-moi toujours fidèlement votre

N.B. Eh bien si, Cher Monsieur, je trouve ces 6 pages et qui sont rigoureusement méritées dans la presse et dans les deux zones.
A la note jointe, vous pouvez ajouter que je prépare un livre car j’étais inspiré par l’activité de la Croix-Rouge suisse en France et d’autre part le texte pour un album de nus photographiques féminins de Madame Laure Albin-Guillot. Mais ce dernier travail ne semblera-t-il pas obscène aux lecteurs du
Petit Journal »

Au décès de Maurice Barrès en 1923, Henry de Montherlant, pourtant admirateur de l’auteur, avait fait paraître un article dans Les Nouvelles littéraires qui lui avait valu une provocation en duel de Philippe Barrès. En octobre 1927, un autre article de Montherlant paraissait dans L’Intransigeant, intitulé « Les dernières paroles de Maurice Barrès ».

Laure Albin-Guillot (1879-1962) est une photographe portraitiste spécialisée dans la photo de mode, de nus et dans la photographie abstraite. Ses clichés illustreront à la même époque une édition de Narcisse de Paul Valéry ou encore des Chansons de Bilitis de Pierre Louÿs. En 1946 paraît La déesse Cypris de Montherlant enrichie de 12 études de nus par Laure Albin-Guillot chez l’éditeur Henri Colas & Rousseau.

Petites traces d’usure, voir photos.