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Joachim MURAT supervise l’artillerie en prévision de l’arrivée du maréchal Lannes

Lettre signée Murat, comme Prince grand amiral de l’Empire et Lieutenant de l’empereur, adressée au général Songis – Strasbourg, le 1er vendémiaire an 14 [23 septembre 1805] – 1 page in-folio (20,5 x 33 cm).

 

« Mr le Maréchal Lannes doit passer le Rhin à Kell le 3 vendémiaire, une heure avant le jour, avec la division des grenadiers du Gal Oudinot. »

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Joachim MURAT (1767 – 1815) – Maréchal d’Empire, roi de Naples

Lettre signée Murat, comme Prince grand amiral de l’Empire et Lieutenant de l’empereur, adressée au général Songis – Strasbourg, le 1er vendémiaire an 14 [23 septembre 1805] – 1 page in-folio (20,5 x 33 cm).

Les prémices de la bataille d’Austerlitz

« Monsieur Le colonel général, Mr le Maréchal Lannes doit passer le Rhin / à Kell [ajouté de la main de Murat, il s’agit de la ville de Kehl] le 3 vendémiaire, une heure avant le jour, avec la division des grenadiers du Gal Oudinot. Le corps de réserve de cavalerie et de dragons à pied et à cheval doit le passer le même jour. Ces deux corps d’armée devant être pourvus de cartouches à raison de cinquante par homme, je vous prie de me faire connaître à qui l’on devra s’adresser pour les recevoir.

Il sera également nécessaire que l’artillerie attachée à ces deux corps soit organisée demain dans la journée, afin que je puisse adresser à un officier qui la commandera les ordres que j’aurai à leur donner. Veuillez je vous prie me faire savoir où sera placée celle destinée à la défense de cavalerie et adresser à mon état major général l’officier supérieur qui doit le commander. […] »

Joachim Murat avait été élevé à la dignité de grand amiral le 1er février et, le lendemain, à celle de grand aigle de la Légion d’honneur. Devenu membre de la famille impériale après son mariage avec Caroline Bonaparte (1800), il porte également le titre de « prince » et est installé au palais de l’Élysées. Il se distinguera tout particulièrement lors de la bataille d’Austerlitz (2 décembre), à la tête de la cavalerie, portant les premiers coups à l’Autriche avec l’aide du 5e corps commandé par le maréchal Lannes.

Nicolas Marie Songis des Courbons (1761-1810) est alors commandant en chef de l’artillerie et joue un rôle central dans la campagne de 1805 qui va aboutir deux mois plus tard à la bataille d’Austerlitz (2 décembre). Le 30 août 1805, Napoléon lui avait confié le commandement de l’artillerie de la Grande Armée, soit la supervision de organisation des parcs d’artillerie et de la répartition des pièces entre les différents corps d’armée. En 1809, il deviendra commandant en chef de l’artillerie de l’armée d’Allemagne et sera fait compte de l’Empire le 1er avril 1809.

 

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