Maurice BARRÈS rend hommage à « Verlaine, cet inconnu »
Lettre autographe signée adressée à Edmond Lepelletier – Paris, 29 avril 1907 – 2 pp. sur un double feuillet in-12 à en-tête de la Chambre des députés, à l’encre violette.
« …Verlaine, cet inconnu, oui, inconnu même de ceux qui furent les amis et les admirateurs de ses dernières années. »
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Maurice BARRES (1862 – 1923) – Écrivain et homme politique
Lettre autographe signée adressée à Edmond Lepelletier – Paris, 29 avril 1907 – 2 pp. sur un double feuillet in-12 à en-tête de la Chambre des députés, à l’encre violette.
Hommage à Paul Verlaine et à son ami et biographe
« Mon cher ami,
Il faut vous avoir une grande reconnaissance de ce livre qui éclaire tant Verlaine, cet inconnu, oui, inconnu même de ceux qui furent les amis et les admirateurs de ses dernières années.
Votre amitié aura lié vos deux vies, et puis ses poèmes et votre livre la continueront.
Entre mille dons, vous avez admirablement marqué les deux manières du poète, comme la Bonne Chanson annonce ce qu’une pure émotion rendit définitif et admirable.
Vous avez admiré, tout en voyant les limites de ce poète toujours à la confesse.
Je vous serre amicalement la main. »
Ami d’enfance de Paul Verlaine rencontré sur les bancs du lycée Bonaparte en 1860, Edmond Lepelletier (1846-1913) fit carrière comme journaliste, écrivain et homme politique. Il fut notamment chroniqueur théâtral dans Le Peuple souverain fondé en 1870 par Pascal Duprat. Il fut un des premiers biographe de Verlaine par la publication de la biographie évoquée ici, qui paraît au Mercure de France.
Une abondante correspondance entre les deux amis témoigne de leur amitié, qui ne se démentit jamais, malgré leurs divergences philosophiques ou politiques. Paul Verlaine dédia à Lepelletier Les Mémoires d’un veuf (1886), ainsi que plusieurs poèmes. Lepelletier vint également en aide à son ami, par exemple en 1874, alors qu’il se trouvait en prison, il prit sur lui de faire imprimer Romances sans paroles sur la presse du Peuple souverain et fut un des rares à signaler la parution de Sagesse ; il lui ouvrit aussi les colonnes de l’Écho de Paris.
Bon état, voir photos.