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Maurice RAVEL prépare son arrivée aux fêtes données en son honneur (1930)

Lettre autographe signée Maurice adressée à Marie Gaudin, son amie d’enfance – Le Belvédère, Montfort l’Amaury, 15 août 1830 – 1 page à son monogramme et son adresse, au format carte-lettre, papier gris, adresse au verso.

 

« J’ai oublié de vous prier d’emmener par le bout du nez un accordeur jusqu’à mon piano… » 

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Maurice RAVEL (1875 – 1937) – Compositeur

Lettre autographe signée Maurice adressée à Marie Gaudin, son amie d’enfance – Le Belvédère, Montfort l’Amaury, 15 août 1830 – 1 page à son monogramme et son adresse, au format carte-lettre, papier gris, adresse au verso.

Préparatifs des fêtes organisées en son honneur à Biarritz

« Vive la Ste Marie !

Il n’est pas trop tard : 23 h 17. La pluie continue. J’en ai assez, de la pluie de Montfort : je vais enfin voir celle de la côte d’argent. J’arriverai jeudi soir (21) par le Sud-Express…ou l’autre ; enfin, celui du jour.

Dure journée, le 24. Qui est-ce qui sera noir au concert ? Bibi (pas le Bibi femelle [Gracieuse Billac, « Gachoucha », gouvernante de la famille Gaudin], bien sûr….et encore !)

J’ai oublié de vous prier d’emmener par le bout du nez un accordeur jusqu’à mon piano ; et puis aussi de demander au Crédit Basque s’il me reste du pèze.

D’avance, merci añitz*

Mille muchus** à tous

à bientôt » 

 

Maurice Ravel organise sa venue aux fêtes de Ciboure et de Biarritz, où un concert est organisé en son honneur, à l’Hôtel du Palais, le compositeur est au piano pour la circonstance. La maison Estebania, où demeure la famille Gaudin et qui fut aussi sa maison natale, est située sur le quai Nivelle, qui sera baptisé quai Maurice Ravel à cette occasion le 24 août.

Marie Gaudin (1879-1976) et sa famille entretinrent une relation de profonde amitié avec le compositeur sa vie durant. Installée à Saint-Jean-de-Luz, elle resta célibataire et fut avec sa sœur Jane Courteault, parmi les correspondantes les plus régulières de Maurice Ravel. Elle sera également l’une des premières à déceler les signes de la maladie qui l’affectera quelques années plus tard.

Ses frères, Pierre et Pascal, étaient morts au front le 12 novembre 1914, à Oulches, fauchés tous deux par le même obus le jour de leur arrivée sur le champ de bataille. Maurice Ravel leur rendit hommage en leur dédiant le Rigaudon dans Le Tombeau de Couperin, composé entre 1914 et 1917.

*    « beaucoup » en basque.

**  « baisers » en basque.

Références : Maurice Ravel – L’intégrale, Manuel Cornejo (Le Passeur, 2018) – page 1250, n°2324.

Rousseurs éparses, voir photos.