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Napoléon-Jérôme BONAPARTE – Correspondance avec la princesse Mathilde

Belle correspondance de 10 lettres autographes signées adressées à sa sœur, la princesse Mathilde – Palais royal ou Bellevue (Suisse) 1852, 1857-1858, ½ p. à 1 p. ½, soit au total 9 pp. sur feuillets doubles in-8 de papier vergé, à son monogramme gaufré.

 

« Je t’envoie mon rapport à l’Empereur sur l’exposition universelle qui vient de paraître, je n’exige cependant pas que tu le lises, par la peine qu’il m’a donnée à écrire, je sais combien c’est ennuyeux ! »

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Napoléon-Jérôme BONAPARTE (Prince Napoléon, surnommé « Plon-Plon », 1822–1891) – Homme politique et militaire, fils de Jérôme Bonaparte, cousin germain de Napoléon III.

Belle correspondance de 10 lettres autographes signées adressées à sa sœur, la princesse Mathilde – Palais royal ou Bellevue (Suisse) 1852, 1857-1858, ½ p. à 1 p. ½, soit au total 9 pp. sur feuillets doubles in-8 de papier vergé, à son monogramme gaufré.

Tendres échanges sur l’actualité politique et familiale

Palais royal, ce mardi 31 [août 1852 ?]. « Ma chère Mathilde. J’ai montré ta lettre à notre Père, le Palais-royal étant d’après un nouveau décret de l’Empereur mis tout à fait sous sa dépendance. Papa annonce ce que tu désires quoiqu’un peu à regret je le crois (mis notre nom). Drut [André Drut, secrétaire des commandements attaché à la maison du prince Napoléon] doit te donner la réponse officielle et s’entendre avec toi. Quant à moi je suis comme dans toutes les circonstances très heureux de pouvoir t’être agréable. Je t’embrasse très fort, ton frère dévoué. » [en 1852, Napoléon III met à la disposition de son oncle Jérôme et de son fils le Palais-Royal qu’il avait confisqué par décret. Jérôme Bonaparte y résidera pendant huit ans, jusqu’à sa mort]. 

Palais royal, 5 septembre 1857. « Ma chère Mathilde. Je charge A. Arago de te remettre un des premiers exemplaires de l’ouvrage sur mon voyage dans les mers du Nord que vient de faire paraître un de ceux qui m’ont accompagné M. Ch. Edmond [Charles-Edmond Chojecki, Voyage dans les mers du Nord à bord de la corvette Reine-Hortense]. Je serais charmé si ce livre t’intéressa et si tu veux en faire remercier l’auteur qui m’a chargé de te l’offrir, tu me feras plaisir. Je vais voir ce matin le Roi de Wurtemberg qui est à Paris et ce soir je pars pour le midi de la France. Quand vas-tu à Ostende ? […] »

Palais royal, 10 octobre 1857. « Chère Mathilde, à mon arrivée à Paris du Midi je n’y suis resté que deux jours pendant lesquels je n’ai pu te répondre et hier soir seulement je suis revenu du camp de Chalons. Je n’ai pas entendu parler de ton mari et sans ce que tu m’as écrit je ne saurais pas sa présence à Paris. Je t’envoie mon rapport à l’Empereur sur l’exposition universelle qui vient de paraître, je n’exige cependant pas que tu le lises, par la peine qu’il m’a donnée à écrire, je sais combien c’est ennuyeux ! […] »

Bellevue, [1857]. « Chère Mathilde. Je viens te rappeler la femme de ménage que tu m’as recommandée pour la muter dans ma petite campagne. As-tu son adresse et peux tu me faire donner quelques renseignements ? Je pars ce soir pour la Savoie d’où je reviendrai mercredi ou jeudi. J’ai passé un jour au Havre et à Dieppe. Papa se plaint de ne pas avoir de tes nouvelles. Adieu. Je t’embrasse, ton frère dévoué. »

Bellevue, [1857]. « Chère Mathilde, Papa n’a pas passé une bonne nuit, il est très fatigué, faible et nerveux. Si tu viens fais moi prévenir, j’ai à te parler vers les 3 ½ h je serai libre et si tu veux nous pourrions aller à 4 heures voir le Raphaêl et la collection dont tu m’as parlée hier. Je t’embrasse, ton frère dévoué. »

Palais royal, 31 décembre [1857]. « Quelle vilaine fin d’année chère sœur et comment te permets-tu d’être souffrante ? Nous en avons été tout tristes hier soir papa et moi. Je viendrai t’embrasser dans la journée ! Encore une année de moins et de plus sur notre dos malheureusement. A quelque chose malheur est bon, je suppose que tu te dispenseras des réceptions officielles aux Tuileries de demain, Moi j’ai eu un peu de fièvre deux jours trop tôt ! Je t’envoie pour tes étrennes une collection des vues photographiques des plus belles choses de l’exposition universelle de Paris, encore inédites. Je t’embrasse, ton frère dévoué. »

Etc.

Bon état, voir photos.