Stéphane MALLARMÉ s’apprête à faire la connaissance de Jean Moréas
Lettre autographe signée adressée à Jean Moréas – [Paris], Samedi [26 janvier 1884] – 2 pp. in-16, enveloppe conservée.
« Vous savez comme moi, qu’ils sont fort beaux mais j’aurai un vif plaisir à vous le redire, Mardi. »
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Stéphane MALLARME (1842 – 1898) – Poète et critique d’art
Lettre autographe signée adressée à Jean Moréas – [Paris], Samedi [26 janvier 1884] – 2 pp. in-16, enveloppe conservée.
Premier contact avec Jean Moréas
« Merci de l’envoi de vos vers, qui ne m’étaient pas inconnus. Vous savez comme moi, qu’ils sont fort beaux mais j’aurai un vif plaisir à vous le redire, Mardi. Venez donc, nous causerons ; et remerciez en mon nom notre ami Le Cardonnel, qui vous a indiqué mon lointain logis. »
Moréas avait envoyé quelques poèmes publiés dans des revues avec ce mot : « Je vous demande la permission de venir vous voir mardi prochain, avec notre ami commun M. Le Cardonnel. Je dois à un autre ami commun, Paul Verlaine, le bonheur de connaître, – connaître c’est admirer -, plus particulièrement vos œuvres… » (Bertrand Marchal)
Depuis 1883, Stéphane Mallarmé avait installé le rituel d’une réunion, chaque mardi soir, à son domicile, d’hommes de lettre et d’artistes qui s’y retrouvaient pour échanger leurs idées, anecdotes, reflexions. Parmi les « mardistes » les plus célèbres, on trouve Claude Debussy, Oscar Wilde, Paul Claudel, Paul Valéry, Alfred Jarry, etc.
Joint : Poème autographe de Jean Moréas, extrait des Stances, signé de ses initiales au crayon, daté Paris 17 septembre 1797 – 1 page in-4 obl. (pli vertical fendu à 50%, quelques accidents).
Références : Correspondance 1854-1898, édition établie, présentée et annotée par Bertrand Marchal. Gallimard, 2019, page 513, lettre n° 578.
Petite fente en marge consolidée, sans atteinte au texte, voir photos.




