Victor HUGO apporte de grand cœur son soutien aux blessés du Tonkin (1885)
Précieux manuscrit autographe signé Victor Hugo rendant hommage aux blessés du Tonkin, écrit deux mois avant sa mort – S.l. [mars 1885] – 1 page in-8, contrecollée à l’intérieur d’un livret commémoratif (31 x 23 cm).
« être blessé, et blessé pour le service de la patrie, c’est noble et beau.
J’envoie aux blessés du Tonkin ma vive sympathie. »
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Victor HUGO (1802 – 1885) – Poète et dramaturge
Précieux manuscrit autographe signé Victor Hugo rendant hommage aux blessés du Tonkin, écrit deux mois avant sa mort – S.l. [mars 1885] – 1 page in-8, contrecollée et insérée dans un livret commémoratif (31 x 23 cm).
« être blessé, et blessé pour le service de la patrie, c’est noble et beau.
J’envoie aux blessés du Tonkin ma vive sympathie. »
Le manuscrit est intégré à un recueil de pièces autographes constitué autour de la manifestation organisée à Épinal au profit des blessés du Tonkin le 15 mars 1885, soit moins de 15 jours avant que n’éclate « l’affaire du Tonkin », crise politique majeure survenue au terme de la guerre franco-chinoise, qui aboutira à la démission de Jules Ferry et discréditera durablement les partisans de l’expansion coloniale française.
Ce dossier a appartenu à Monsieur Paul Granier, chef de cabinet du préfet des Vosges et notaire à Gérardmer et, ici, secrétaire du comité d’organisation. Il contient 5 documents contrecollés et 2 enveloppes, qui lui sont adressés, soit :
- 1 pièce en vers, autographe et signée, de Paul Déroulède envoyée au nom de La Ligue des Patriotes et un mot d’accompagnement de son secrétaire, Georges Beaumy.
« Les trois couleurs de ton drapeau
Maint parti ne veut qu’en tombeau,
Mais le peuple a sa préférence,
Et ni rouge, ni blanc, ni bleu,
C’est tricolore qu’il le veut
vive la France ! »
- le manuscrit autographe signé de Victor Hugo ainsi qu’un mot d’accompagnement de Richard Lesclide, qui fut son secrétaire pendant les 10 dernières années de sa vie :
« Monsieur Victor Hugo accepte avec beaucoup de plaisir la dédicace du sonnet que vous lui adressez, et je renferme dans ce pli un autographe qu’il vous envoie de grand cœur au profit des blessés du Tonkin […] »
- 1 lettre autographe signée de l’amiral Courbet (1827 – 11 juin 1885) – Bayard, 8 mai 1885 – 1 page in-4, à en-tête de l’Escadre de l’Extrême-Orient :
« J’ai l’honneur de vous informer que j’ai reçu la lettre que vous avez bien voulu m’écrire au nom du Comité d’organisation de la ville d’Epinal et je vous remercie des exemplaires du Journal Epinal-Tonkin soutien à nos chers blessés et à moi-même. Je suis très heureux d’apprendre que le plus magnifique succès a couronné vos efforts. Jamais la charité n’aura soulagé de plus sympathique [manière]. Soldats ou marins, tant est à l’unisson cher aux vaillants hommes : ils sont aussi admirables par leur résignation dans les ambulances que par leur bravoure devant l’ennemi. […] »
Note importante : La dernière lettre connue à ce jour de l’amiral Courbet est une lettre écrite à bord du Bayard le 7 mai et adressée à l’amiral Peyron, ancien ministre de la Marine. Cette lettre n’est parvenue en France qu’après la mort de l’amiral (Lettres de l’amiral Courbet. Ed. H. Leclerc). Celle-ci lui est postérieure d’une journée, son enveloppe porte un cachet rouge daté du 19 juin 1885, il s’agit donc probablement de l’ultime lettre de l’amiral.
Plusieurs documents comportent, à des degrés divers, des marques de rousseurs, plus ou moins nombreuses, le manuscrit de Victor Hugo est parmi les mieux conservés, voir photos.







