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Victor HUGO et les suites de la Commune de Paris

Lettre autographe signée V. H. adressée à Madame Zélie Robert – [Paris], 22 novembre [1874] – 1 page sur un double feuillet in-16, deuil [François-Victor est décédé le 26 décembre 1873], enveloppe conservée.

 

« …et le peu que je puis et le peu que je suis est à vos ordres et à vos pieds, digne et noble mère. »

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Victor HUGO (1802 – 1885) – Poète et dramaturge

Lettre autographe signée V. H. adressée à Madame Zélie Robert – [Paris], 22 novembre [1874] – 1 page sur un double feuillet in-16, deuil [François-Victor est décédé le 26 décembre 1873], enveloppe conservée.

Mots de réconfort à une digne et noble mère

« Mes informations, Madame, concordent avec les vôtres. Je comptais vous en donner les détails de vive voix. Je ne puis que bien peu de chose. Mais votre pauvre fils m’intéresse très vivement, et le peu que je puis et le peu que je suis est à vos ordres et à vos pieds, digne et noble mère. »

Zélie Robert est l’épouse du peintre et photographe Émile Robert (1830-1890), qui fit notamment des portraits de Mérimée, Sainte-Beuve, Hugo, ainsi que de la famille impériale et du Prince Impérial, alors même qu’ils avaient participé à l’insurrection consécutive au coup d’État de 1851. Il est question ici de leur fils cadet, Aristide, qui fut arrêté lors de l’insurrection, puis condamné le 5 février 1872 par le 11e Conseil de guerre à la déportation simple, coupable d’avoir porté une arme et un uniforme dans un mouvement insurrectionnel ; ses parents sollicitèrent alors le soutien de Victor Hugo.

Aristide Robert dut embarquer le 1er janvier 1873 à Saint-Martin de Ré pour la Nouvelle-Calédonie, qu’il atteint le 3 mai. Il passera 6 ans en exil et sera de retour le 29 mai 1879. Deux ans plus tard, il s’installera comme peintre à Paris.

Petits accidents marginaux et traces d’usure, voir photos.