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Woody ALLEN évoquant Paris et « La Comtesse aux pieds nus »

Lettre autographe signée « Woody Allen » adressée à Bernard Cohn – [New York, 1er juillet 1987] – 1 page in-folio (20,2 x 31,3 cm), sur papier jaune ligné, enveloppe conservée.

 

«  I hope if I get to Paris., we will have a chance to argue again over The Barefoot Contessa. »

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Woody ALLEN (né en 1935) – Réalisateur, acteur et écrivain

Lettre autographe signée « Woody Allen » adressée à Bernard Cohn – [New York, 1er juillet 1987] – 1 page in-folio (20,2 x 31,3 cm), sur papier jaune ligné, enveloppe conservée.

Rare lettre de Woody Allen évoquant La Comtesse aux pieds nus

« Bernard,

Thanks for the nice note. I hope all goes well with you and I hope if I get to Paris., we will have a chance to argue again over The Barefoot Contessa.

Best- »

Traduction : Merci pour ton gentil message. J’espère que tout va bien pour toi et j’espère que, si je passe par Paris, nous aurons l’occasion de débattre à nouveau autour de The Barefoot Contessa. [La Comtesse aux pieds nus]

Amitiés

L’évocation d’un échange relatif au chef-d’œuvre de Joseph L. Mankiewicz est à mettre en rapport avec les thématiques et le procédé narratif fréquemment utilisés par Woody Allen. Le recours au flashback et le rôle de la mémoire sélective – dans La Comtesse aux pieds nus, la figure de Maria Vargas n’est évoquée qu’à travers les souvenirs du metteur en scène Harry Dawes, le jour de son enterrement – sont également à l’œuvre dans plusieurs films de Woody Allen : Annie Hall, Stardust Memories, etc.

Mankiewicz est également une référence majeure d’un cinéma de scénariste-réalisateur, à l’écriture très littéraire, aux dialogues ciselés et où les personnages sont façonnés par la parole, tradition à laquelle se rattache aussi le cinéma de Woody Allen. Certaines thématiques sont également communes aux deux réalisateurs : les récits se situent dans des milieux cultivés, où les rapports de pouvoir sont omniprésents, ainsi que l’illusion du succès.

Bernard Cohn (1940-2015) est critique de cinéma mais aussi réalisateur. Il écrit pour la revue Positif à partir des années 1960 – la revue avait été fondée par quatre étudiants lyonnais en 1952 – puis devient assistant réalisateur en 1970. Bernard Cohn travaillera notamment avec Robert Bresson (Lancelot du Lac, 1974), Otto Preminger (Rosebud, 1975), Woody Allen (Guerre et Amour, 1975), Akira Kurosawa (Ran, 1985) et Nagisa Oshima (Max mon amour, 1986). Le projet de film évoqué dans cette lettre concerne Natalia, son premier et unique long-métrage de fiction, qui aboutira en 1988.

 

Petites fentes consolidées, quelques taches brunes (café ?), voir photos.