Jean-Louis Barrault autographe

Mémoire d'encres - Documents signés de Jean-Louis BARRAULT (1910-1994), comédien, metteur en scène et directeur de théâtre

Comédien, metteur en scène et directeur de théâtre, Jean-Louis Barrault est né en 1910 au Vésinet et mort en 1994 à Paris. Comme acteur il est resté célèbre pour ses rôles dans les films de Marcel Carné, Les Enfants du Paradis ou Drôle de Drame, mais c’est surtout comme directeur de théâtre qu’il passe à la postérité lorsqu’avec son épouse, Madeleine Renaud, il fonde la Compagnie Renaud-Barrault.

Ancien élève du lycée Chaptal et de l’École du Louvre, influencé par d’Antonin Artaud, Jean-Louis Barrault suit les cours de l’école de théâtre de Charles Dullin (1933-1935). Sa rencontre avec Étienne Decroux l’incite ensuite à s’intéresser à l’art du mime.

Il fait ses premiers pas au cinéma dans Les Beaux Jours de Marc Allégret (1935), puis l’année suivante tourne Un grand Amour de Beethoven d’Abel Gance et Hélène de Jean Benoit-Lévy, dans lequel il joue avec Madeleine Renaud.

En 1940, Jean-Louis Barrault entre à la Comédie Française et en devient le 408e sociétaire en 1943 ; il démissionnera en 1946. Il alterne entre théâtre et cinéma, apparaît en 1941 dans La Symphonie fantastique de Christian-Jaque, tourne plusieurs films avec Marcel Carné (Drôle de drame, Le Quai des brumes, Hôtel du Nord, Le Jour se lève) avant d’incarner l’inoubliable mime Baptiste Deburau dans Les Enfants du Paradis (1943).

En 1946, il fonde avec sa femme Madeleine Renaud la Compagnie Renaud-Barrault qui s’installe pour dix ans au Théâtre Marigny.

En 1959, André Malraux le nomme directeur du Théâtre de l’Odéon, où il reprend, vingt ans après, la pièce de Paul Claudel Le Soulier de satin (d’une durée de 11 heures) ; parallèlement au répertoire classique, il multiplie les créations de pièces contemporaines : Rhinocéros de Ionesco, Oh les beaux jours de Beckett, Des journées entières dans les arbres de Duras ou encore Les Paravents de Genet.

Pendant cette période Jean-Louis Barrault se consacre essentiellement au théâtre. Il apparaît cependant dans quelques films : La Ronde (Max Ophuls, 1950), Si Versailles m’était conté… (Sacha Guitry, 1953), Le Testament du docteur Cordelier (Jean Renoir, 1959) ou La Nuit de Varennes (Ettore Scola, 1982).