Autographe de Richard Strauss

Mémoire d'encres - Documents signés par Richard STRAUSS (1864-1949), compositeur et chef d'orchestre

Compositeur et chef d’orchestre allemand, Richard Strauss est né en 1864 à Munich et décédé en 1949 à Garmisch-Partenkirchen. Parmi ses œuvres principales figurent des poèmes symphoniques : Don Juan, Mort et Transfiguration, Ainsi parlait Zarathoustra et des opéras : Salomé, Elektra et Le Chevalier à la rose.

Né dans une famille de musiciens, Richard Strauss fait preuve très tôt d’une passion pour la musique et reçoit ses premières leçons de piano en 1868 avec August Tombo et des cours de violon dès l’âge de six ans avec son cousin Benno Walter, maître des concerts à la cour de Bavière. Son père enseigne à l’Académie de Musique et sera musicien de la Chambre du roi de Bavière, Richard Strauss n’a aucun lien de parenté avec les deux compositeurs viennois Johann Strauss, père et fils.

En 1875, il suit des cours de composition et d’instrumentation avec Fr. W. Meyer, chef d’orchestre à la cour. Enfant prodige, il publie son premier opus à l’âge de 12 ans, un Festmarsch pour grand orchestre.

En 1884, Il rencontre le chef d’orchestre Hans von Bülow, qui fera beaucoup pour diffuser ses œuvres et l’invite à Meiningen comme second chef d’orchestre, où Strauss fait la connaissance de Johannes Brahms et d’Alexander Ritter

En 1886, il obtient le poste de troisième chef d’orchestre à l’Opéra de Munich. Fin 1889, il est nommé second chef d’orchestre au théâtre de la cour. Il compose alors ses poèmes symphoniques : Aux Italiens (1886), Don Juan (1889) et Mort et Transfiguration (1890), puis son premier opéra Guntram, créé à Weimar en 1894.

En 1895, Richard Strauss est nommé second chef d’orchestre à l’Opéra de Munich, puis succède à Hans von Bülow à la tête de l’orchestre philharmonique de Berlin.

En 1896, s’inspirant de l’œuvre éponyme de Nietzsche, il crée Ainsi parlait Zarathoustra, poème symphonique en huit mouvements.

En 1900, à Paris, il rencontre le librettiste, Hugo von Hofmannsthal avec qui il collaborera pour Elektra, Le Chevalier à la Rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Hélène d’Égypte et Arabella. Le cycle de ses poèmes symphoniques se clôt avec la Symphonia Domestica (1902), dont la première est donnée le 21 mars 1904 au Carnegie Hall de New York sous sa direction. Il se consacre ensuite surtout aux opéras : Salomé, sur un texte d’Oscar Wilde (1905), Elektra (1909), Le Chevalier à la Rose (1911), Intermezzo (1922) et Capriccio, son dernier opéra, composé en 1942, à 78 ans. En 1907 il s’installe à Vienne, où il est nommé à la tête de la chapelle de la cour de Berlin.

De 1917 à 1920 il donne des cours de composition à l’Académie des Arts et continue les tournée avec l’orchestre philharmonique de Berlin.

En 1917, il contribue avec Hofmannsthal, à la création du festival de Salzbourg puis prend en 1919, la codirection de l’Opéra de Vienne aux côtés de Franz Schalk.

En 1929, lorsque Hofmannsthal meurt, Richard Strauss fait appel à Stefan Zweig, qui signe en 1931 le livret de La Femme silencieuse.