Fernand Léger autographe manuscrit

Mémoire d'encres - Documents autographes signés de Fernand LÉGER (1881-1955), peintre et illustrateur

Peintre, illustrateur et dessinateur de style cubiste, Fernand Léger est né à Argentan en 1881 et mort à Gif-sur-Yvette en 1955.

Fernand Léger travaille d’abord dans un cabinet d’architecture avant d’intégrer l’École des Arts Décoratifs.

La découverte des œuvres de Paul Cézanne mais aussi de Picasso et de Braque le porte vers le Cubisme. S’inspirant de la vie moderne, Léger intègre à ses œuvres les canons de la beauté plastique de la civilisation industrielle, en introduisant des motifs mécaniques et en réduisant les figures humaines à une expression standardisée, dénuée d’émotions. La même démarche inspirera la conception des paysages qu’il peindra aux États-Unis, pendant son exil en 1940, en privilégiant l’omniprésence de machines agricoles.

Élargissant son champ créatif, Fernand Léger travaillera aussi pour le cinéma, notamment avec Abel Gance et Marcel L’Herbier, mais aussi pour la littérature, avec Blaise Cendras dont il illustre certains textes. Il conduit ses recherches sur la place de l’objet pour le libérer de son support et défier l’apesanteur.

Fernand Léger déclinera son œuvre sur différents modes tout au long de sa carrière : la peinture, le cinéma, l’illustration, la verrerie, la céramique ou le design.

En 1924, il ouvre son atelier, l’Académie de l’Art Moderne, avec son ami cubiste Amédée Ozenfant et conçoit l’année suivante des fresques pour la célèbre structure Pavillon de l’Esprit Nouveau de l’architecte Le Corbusier.

Dans les années 1930, Fernand Léger expose en Europe et aux États-Unis. Pendant cette période, il crée la série Les plongeurs et la série Les cyclistes et impose à ses œuvres la dissociation entre les formes et les couleurs. Après la guerre, il réalise l’un de ses chefs d’œuvre : la série  Les constructeurs comportant de nombreuses études.

À la fin de sa vie, il se lance dans des projets monumentaux avec des commandes d’art sacré (Chapelle d’Assy, Église du Sacré-Cœur,) et des édifices publics (université de Caracas, Palais de l’ONU à New York).

Fernand Léger crée alors La grande parade (1953) et La partie de campagne (1954) évoquant le monde des loisirs et des progrès sociaux.