Mémoire d'encres - Huysmans

Mémoire d'encres - Documents signés par Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907), romancier et critique d'art

Romancier et critique d’art, Joris-Karl Huysmans est né à Paris en 1848 et mort dans la même ville en 1907. Comme critique d’art, il contribue à promouvoir en peinture les mouvements impressionniste et symboliste et permet de populariser l’œuvre des artistes primitifs. Comme romancier, il évolue progressivement du naturalisme vers le symbolisme et l’esthétisme ; À Vau-L’eau, À Rebours ou Là-Bas figurent parmi ses œuvres les plus connues.

En 1866, Huysmans entre au ministère de l’Intérieur ; parallèlement, il se consacre à l’écriture de romans et à la critique artistique et devient une figure importante du milieu artistique et littéraire.

En 1874, il publie un premier recueil de poèmes en prose, Le Drageoir aux épices, rendant hommage aux peintres hollandais et flamands et à la poésie de François Villon. L’année suivante, il publie Le Bon compagnon de Frans Hals et Le Cellier de Pieter de Hooch, puis collabore, en tant que chroniqueur d’art, à différents journaux.

En 1876, Huysmans publie son premier roman, d’inspiration naturaliste, Marthe, histoire d’une fille, et se lie d’amitié avec Zola après avoir écrit un article défendant L’Assommoir. En 1879, il publie son deuxième roman, Les Sœurs Vatard, et participe au groupe des Naturalistes autour de Zola avec Maupassant, Céard, Hennique et Alexis ; il contribue au recueil des Soirées de Médan en y intégrant la nouvelle Sac au Dos (1880). Paraîtront ensuite deux romans : En Ménage (1881) et à Vau-l’eau (1882).

En 1884, il s’éloigne du courant naturaliste et fait paraître À Rebours dont le style est plus proche du symbolisme.

De 1876 à 1904, Huysmans rédige également de nombreuses chroniques littéraires consacrées à des œuvres ou à des auteurs, tels Baudelaire, Flaubert, Maupassant Mallarmé, Barbey d’Aurevilly, Edmond de Goncourt etc.

En 1880, il collabore un temps au journal Le Gaulois, soutient le courant symboliste de Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle-Adam et Remy de Gourmont et contribue à faire connaître les œuvres de Mallarmé.

Vers 1889, Huysmans contribue à diffuser auprès du public le symbolisme en peinture faisant connaître les œuvres d’Odilon Redon, Gustave Moreau, Jean-François Raffaëlli et Félicien Rops : L’Art moderne (1883) et Certains (1889).

En 1891, avec la publication de Là-Bas il rompt définitivement avec le naturalisme ; suivront En Route (1895) et Cathédrale (1898) qui retracent les étapes de sa conversation au Christianisme. Après plusieurs retraites, Huysmans quitte Paris en 1899 pour la vie monastique de Ligugé. Cette expérience est relatée dans L’Oblat (1903).

Après sa conversion au catholicisme Huysmans redécouvre l’art religieux et en particulier la peinture des primitifs. Il publie plusieurs essais et s’intéresse à des auteurs catholiques (Ernest Hello) ou à des œuvres plus spécifiquement religieuses : Lourdes de Zola ou les Poésies religieuses de Verlaine.